Le bruxisme est rapporté par 8% des adultes et, selon l'identification parentale, près de 14% des enfants grinceraient des dents à quelques reprises par semaine. La prévalence du bruxisme diminue avec l'âge, passant à 10-12% à l'adolescence et à 3% chez les personnes âgées de 60 ans et plus.

Les causes proposées pour expliquer le bruxisme incluent l'anxiété, des éveils nocturnes très brefs et intenses, une sensibilité neurochimique (neurotransmetteurs tels la dopamine et la sérotonine) mais peu d'informations et d'explications sont disponibles à ce sujet. L'anxiété est considérée comme un élément déclencheur ou amplifiant du bruxisme.

Le rôle attribué aux neurotransmetteurs, comme la dopamine, est beaucoup moins clair qu'on le prétendait originalement. Certains antidépresseurs tels les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ou ISRS (p. ex. Prozac, Paxil, Zoloft) sont reconnus pour exacerber le serrement -et parfois le grincement - des dents. Une occlusion dentaire inadéquate (mauvais contact entre les dents) était jadis considérée comme l'un des principaux facteurs sous-jacents au bruxisme. À l'heure actuelle, on associe le bruxisme davantage à de mauvaises habitudes au niveau de la bouche et à l'anxiété.

La prévalence du bruxisme est élevée chez les jumeaux homozygotes (jumeaux identiques) quoiqu'aucun marqueur génétique n'ait été identifié jusqu'à maintenant. De plus, le bruxisme persiste chez 86% des jumeaux adultes comparativement à 35% chez les adultes non-jumeaux.

L'architecture du sommeil semble être normale, en termes de durée et de répartition des stades de sommeil, chez la plupart des bruxeurs nocturnes. Toutefois, on note une plus grande activité cérébrale (EEG), une accélération du rythme cardiaque et une augmentation des contractions des muscles de la mâchoire chez les bruxeurs comparativement aux non-bruxeurs.