Quoi de plus satisfaisant, que de réussir une montée? Quoi de plus exaltant, après avoir déployé tant d'efforts, que de sentir le vent siffler au cours d'une descente qui n'en finit plus? Alors, qu'est-ce qui vous empêche d'en profiter? Le fart. L'art, ici, c'est le fart. Dans la grande majorité des cas, c'est le fartage qui est la principale source des désagréments en ski de fond.

Il existe presque autant de méthodes de fartage que de skieurs. Chacun a en effet sa philosophie, sa recette secrète, sa méthode infaillible, mais quelques règles de base suffisent pour apprécier le sport à sa juste valeur.

Fart de retenue et fart de glisse

En matière de fartage, tout dépend du mariage entre la neige et deux alliés du skieur: le fart de retenue et le fart de glisse.

Le fart de retenue: il permet de pousser et d'avancer. Il faut que le plus grand nombre de flocons de neige possible s'accrochent dans la zone de fartage, un espace du ski préalablement déterminé par un test de cambrure. Il s'agit d'un phénomène purement mécanique. Ce qu'il faut retenir, c'est que le fartage doit être lisse et mince, quelle que soit la température extérieure et quel que soit le fart choisi.

Le fart de glisse: appliqué à l'avant comme à l'arrière du ski, il empêche quant à lui la succion exercée par la mince pellicule d'eau qui se crée entre la semelle du ski et la surface de la neige. Il doit être très lisse, pour rester efficace longtemps.

Un mètre gagné à chaque foulée signifie d'importantes économies d'énergie. Voici donc les techniques de base à maîtriser pour bien préparer ses skis, avant de prendre les pistes d'assaut.