Nos spécialistes sont formelles: il ne faut pas se sentir mal à l'aise de vouloir évaluer et ajuster notre salaire au besoin. Cela fait partie de la dynamique du monde du travail, et les patrons s'y attendent. «Satisfaire leur personnel est une grande préoccupation des employeurs. Il en va de leur capacité à attirer et à garder leurs employés», précise d'entrée de jeu Geneviève Cloutier, conseillère en ressources humaines agréée (CRHA) et conseillère principale en rémunération et performance pour la firme Normandin Beaudry. L'important, c'est de bien s'y prendre. Voici quelques pistes pour y arriver.

 


On définit notre emploi

Pour bien évaluer la valeur de notre emploi, il faut d'abord bien circonscrire notre poste. «On recense toutes nos tâches et nos responsabilités, indique Geneviève Gosselin, conseillère d'orientation pour la firme Brisson Legris. Et on ne s'arrête pas à ce qui figure dans notre contrat de travail ou notre description de tâche: on se fie à ce qu'on accomplit réellement. Parce qu'il se peut qu'avec le temps et l'expérience on en fasse plus que prévu, et c'est justement ce qui pourrait justifier une hausse de salaire.» Cela dit, pour mesurer la valeur de notre emploi, on doit aussi considérer ce que notre patron investit en nous. «Outre le salaire de base, il se peut qu'il nous paie des formations et des avantages sociaux. Par exemple, certains employeurs versent l'équivalent de 3 à 5 % du salaire dans un régime d'assurances collectives et plus de 5 % dans un régime de retraite à prestation déterminée, note Geneviève Cloutier. Même si cet argent n'arrive pas directement dans nos poches, il faut être consciente que l'entreprise dépense ces montants pour nous.»