Si un recruteur nous contacte à propos d'une ancienne collègue de travail, on devrait d'abord se donner un peu de temps pour satisfaire à sa demande. «Pour éviter de répondre de façon subjective ou avec des généralités du genre "Tout le monde l'aimait bien!", on se permet de demander au recruteur de le rappeler dans les plus brefs délais», note Anick Legault, conseillère d'orientation au Centre d'intervention des Basses-Laurentides pour l'emploi. Ainsi, on a le temps de mettre par écrit quelques points importants avant de le recontacter.

Quand on lui parle, on doit d'abord situer le recruteur en lui indiquant quand et pendant combien de temps on a travaillé avec la personne et quel était le contexte de travail - on a mis sur pied un programme, fait de la rédaction ensemble, oeuvré dans la même équipe, etc. - afin de donner un cadre à notre observation. «Il est ensuite important de nommer des compétences et des points forts de la personne et non ses qualités humaines. Il est mieux de dire qu'une personne était habile en rédaction et toujours à jour dans ses dossiers que de souligner sa gentillesse ou son caractère serviable. C'est ce type d'information que le recruteur recherche, car elles sont plus difficiles à déceler lors d'une entrevue.» Et si cette collègue est aussi une amie, on ne le dit pas. «On prend le chapeau "milieu de travail" et non "amitié" pour répondre aux questions du recruteur.» On met donc l'accent sur ses compétences au boulot... pas dans l'organisation de nos soirées de filles!

Et si notre expérience avec cette personne n'a pas été totalement positive? Confrontée à une telle situation, les conseillers en ressources humaines interrogés soutiennent qu'on devrait s'abstenir de divulguer les côtés négatifs d'un employé. «Devant une faute grave, selon l'Ordre des conseillers en ressources humaines, un supérieur pourrait divulguer cette information, mais en le faisant, il s'expose à des poursuites judiciaires (en diffamation, par exemple) et tout ceci n'en vaut pas la chandelle. On peut donc tout simplement refuser de donner des références. Personne n'a l'obligation légale de le faire», explique Catherine Longval, conseillère en ressources humaines.  

 

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