«Enseigner est exigeant. J'avais besoin de recul, de vivre sans être stressée; bref, de changer de rythme», explique Christine, professeure de littérature dans un cégep. À 40 ans, elle s'offre un congé sabbatique de six mois. Elle en profite pour prendre un cours de cinéma en anglais et pour faire un voyage en France avec son fils de sept ans. «J'ai réalisé des projets qui me tenaient à coeur depuis longtemps», dit-elle.

Une bonne planification
Christine a tiré profit de son congé sabbatique parce qu'elle s'y est préparée longtemps à l'avance. «Il est important de planifier soigneusement sa pause professionnelle et de réfléchir aux raisons qui nous poussent à prendre congé, précise Chantal Boudreau, psychologue organisationnelle. Sinon, on risque de manquer notre coup. Une fois notre congé fini, on regrettera de ne pas en avoir profité suffisamment.»

Selon la psychologue, au cours de cette planification, on doit se fixer des objectifs. «Qu'est-ce qu'on veut faire? Comment va-t-on occuper notre temps? Certaines prendront une pause professionnelle pour voyager. D'autres souhaiteront acquérir une formation professionnelle. D'autres encore voudront plutôt réviser leur plan de carrière ou tout simplement faire le vide. Il faut prendre le temps de bien déterminer ses besoins.»