Catherine a choisi de se tourner vers les siens. «Pour exprimer mon besoin d'être entourée, j'ai utilisé l'humour. J'ai téléphoné à mon frère et je lui ai dit en blague: "Tu ne vas pas laisser tomber ta petite soeur!" Je me suis fait un macaron "Adoptez Catherine". J'ai grossi la situation, parfois jusqu'à la caricature pour qu'on essaie tous d'en rire. Pour moi, c'était la solution pour que les gens m'approchent et me donnent de l'affection sans se sentir mal face à ma tristesse.» En ce qui a trait aux cadeaux de son fils, le plan convenu avec le papa a connu de sérieux glissements. «Mon ex, qui a plus de moyens que moi, s'est laissé aller à gâter notre fils plus que d'habitude. Comme je ne pouvais rivaliser, j'ai décidé de compenser avec des activités spéciales. On s'est fait une journée en pyjama en regardant des films et en mangeant des "cochonneries". C'était vraiment la fête! On a agrémenté les glissades en traîneau par un pique-nique sur la neige. On a fait le tour des petites fissures de la maison pour parler aux lutins du père Noël, etc.»
Si Catherine a estimé important d'adopter de nouveaux rituels, elle en a tout de même préservé certains de façon que le changement ne soit pas trop brusque pour son fils. «J'ai essayé de voir ce qu'on n'avait jamais fait en famille. Comme on n'avait encore jamais passé les fêtes en ville puisqu'on était toujours au chalet, on est allés ensemble acheter des décorations et on a bien décoré la maison. On est allés voir les lumières et les vitrines de Noël sur la rue Sainte-Catherine. Il y a aussi eu notre première sortie officielle au cinéma, puis le spectacle de Shilvi. On a eu notre fête des Rois comme à l'habitude, mais avec ses amis, qu'on avait invités, plutôt qu'avec ses cousins. Et, comme chaque année, on a regardé Casse-Noisette.»


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