5. Ma vie privée... aux yeux de tous

Notre soeur tient un blogue où elle raconte les menus détails de son quotidien et partage ses pensées intimes sur sa vie conjugale et sur les gens qui l'entourent. N'est-ce pas dangereux de tout révéler sur soi comme ça?

Aujourd'hui, grâce à Internet, tout le monde a accès à une tribune pour s'exprimer et s'autodiffuser. En racontant ce qu'on vit, ce qui nous arrive, ce qu'on pense de telle ou telle situation, on se crée une personnalité sur Internet. C'est ce qu'on appelle l'identité numérique. Or, cette identité, comme notre réputation, on doit la gérer, et, pour cela, il faut apprendre à tracer une frontière entre ce qu'on pense et ce qu'on publie en ligne, ce qui n'est pas évident, car, cachée derrière notre écran, on se sent plus brave et moins pudique, et on ne pense pas toujours aux conséquences de nos confidences intempestives. Autrement dit, il est important d'adopter un code de conduite et de définir ce qu'on y dira ou non.

Par exemple, il vaut mieux éviter de mentionner nos proches si on ne parle pas d'eux en termes positifs. On a des choses à leur reprocher? Mieux vaut gérer nos conflits en privé que de laver notre linge sale à la face du monde entier. Un truc facile pour bien sentir les limites de ce qu'on peut dire: lorsqu'on met quoi que ce soit en ligne - photos, commentaires, etc. -, on se demande si on serait à l'aise de le faire devant une salle remplie de dizaines de personnes. Si on s'en sent incapable, mieux vaut s'abstenir!

6. Prise de bec virtuelle

Sur notre forum de mamans, une certaine Caroline82 a eu une vive prise de bec avec une autre maman du groupe. Il y a maintenant un malaise dans le groupe.

Les communautés virtuelles regroupent des individus qui partagent des idées ou des passions communes. Ce sont d'excellentes façons d'échanger, mais qui dit discussion dit aussi choc d'opinions. Or, les disputes peuvent sérieusement miner l'ambiance au sein du groupe. Ça nous arrive? Nadia Seraiocco nous conseille, dans un premier temps, de régler le conflit en privé: on envoie un courriel à la personne avec qui ont est en conflit pour essayer de s'expliquer plus calmement. Ensuite, afin de dissiper le malaise dans le groupe, elle suggère d'enterrer la hache de guerre en public en annonçant que le dossier est clos. «J'ai déjà appliqué cette méthode avec succès. Une fois le problème réglé, cela devient une presque plaisanterie entre les deux protagonistes.» Par la suite, connaissant mieux les susceptibilités de l'une et de l'autre, on peut continuer à échanger en ménageant les susceptibilités.