Marraine ou... marraine fée?
Des amis nous demandent de devenir la marraine de leur petite dernière. Ça nous ferait plaisir, mais on sait que ces amis aiment donner (et recevoir!) de gros cadeaux. Si on est à l'aise financièrement, passe. Mais si on est serrée dans notre budget, être marraine rime aussi avec cadeaux à Noël et aux anniversaires, sans oublier tous les petits extras le jour du baptême, de Pâques, etc.

Comment réagir?
Tout d'abord, on n'a pas à se sentir coupable de ne pas pouvoir offrir la lune à notre future filleule. «Si on est choisie, c'est que les parents considèrent qu'on va rester dans leur vie et qu'on sera là pour leur enfant quoi qu'il arrive, rappelle Mme Chèvrefils. Être marraine est une responsabilité morale bien plus qu'une question de sous. Et si les parents voient les choses autrement en s'attendant à ce qu'on couvre leur fille de cadeaux, c'est eux qui ont un problème.» M. Patenaude abonde dans le même sens. «On n'est pas là en tant que pourvoyeur. Si ça nous fait plaisir de devenir marraine, il faut simplement préciser qu'on ne sera pas nécessairement en mesure d'offrir de gros cadeaux. Notre budget nous limite à un cadeau de 10 $? Eh bien on offre un cadeau de 10 $. C'est pas plus compliqué que ça.» Après tout, c'est l'intention qui compte... Car ce qui va surtout enrichir cette relation particulière, ce sont toutes les petites attentions qu'on accordera à l'enfant au fil des ans.

 

Me rapporterais-tu du café?
Chaque fois qu'on va faire un tour chez Cosco ou dans une grande surface du genre, notre belle-mère nous demande de lui ramener tantôt un gros sac de café, tantôt des pantoufles, tantôt un gigot. Bien sûr, elle ne manque jamais de préciser qu'elle va nous rembourser, ce qu'elle ne fait pratiquement jamais...

Comment réagir?
Si elle persiste à faire de l'Alzheimer uniquement quand vient le temps de nous rembourser, M. Tremblay suggère «d'oublier» nous aussi de lui rapporter ce qu'elle nous a demandé. Mme Chèvrefils propose pour sa part de demander au caissier de séparer les factures afin que tout soit bien clair, l'idéal étant de filer faire nos courses en douce, sans le lui annoncer. «En dernier recours, il n'y a rien de tel qu'une bonne conversation pour remettre les pendules à l'heure, assure M. Patenaude. Mais c'est au conjoint de le faire, car la belle-mère va mieux le prendre si ça vient de son fils.»