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- Peut-on vivre sans potiner?
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- Juger les autres... parce qu'on se...
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- Des jugements pas toujours innocents
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- Faire taire sa gérante intérieure
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- Test: moins juger pendant une semaine
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Si on déteste apprendre qu’on parle de nous en mal, pourquoi passe-t-on tant de temps à juger et à critiquer les autres?
Julie, 36 ans, adore observer les gens dans le métro. «Je les critique. Comment ils s'habillent, ce qu'ils lisent, comment ils s'occupent de leurs enfants, etc.» Jamais elle ne passerait un commentaire aux personnes concernées, mais elle n'hésite pas à le chuchoter si une amie l'accompagne.
Quant à Armelle, 62 ans, c'est bien calée dans son fauteuil qu'elle s'en donne à coeur joie devant le petit écran, jugeant impitoyablement les talents d'une chanteuse, le savoir-faire d'un chef, le sex-appeal d'un lofteur ou les atouts de tout autre candidat à un titre quelconque. «Ça ne fait de mal à personne», souligne-t-elle, comme pour s'en excuser.
Il nous arrive toutes d'être tentées de donner notre avis à propos de tout et de rien, jugeant rapidement nos voisins, nos collègues et même de purs inconnus. Telles des gérantes d'estrade jugeant les autres de haut, on regarde comment ils s'habillent, consomment, se comportent en société et gèrent leur temps et leur argent. Selon nos valeurs, notre petit juge intérieur sera particulièrement cinglant devant un panier d'épicerie rempli de junk food, une bouteille de plastique jetée dans une poubelle, une mini-jupe et des jambes nues en plein hiver... Et quand il y a des enfants, c'est encore pire. Qui n'a jamais sourcillé devant un petit habillé inadéquatement (selon nos critères) ou mal élevé (à notre avis)?



















