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- Je ne sais pas comment nous faisons!
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Quelqu’un peut m’expliquer où elle a commencé, cette habitude d’offrir des cadeaux aux enfants qui assistent à la fête de notre enfant? Non seulement on doit se farcir la préparation du gâteau, le gonflage de ballons et le ménage avant (et après!) la fête, mais il faut maintenant courailler des petits sacs à surprise en panique la veille du jour J. C’est quoi, l’idée? J’aimerais bien rencontrer celle (c’est une femme, j’en suis certaine!) qui a lancé la tradition pour lui dire ma façon de penser!
Non mais attendez un instant, laissez-moi m'expliquer. On invite des enfants chez nous. On leur prépare des activités, un goûter, on les divertit pendant quelques heures... et on doit en plus les remercier de leur présence en leur offrant quelques babioles qui feront leur joie pendant une heure ou deux si on est chanceuses. Désolée, je ne pige pas. D'abord, pour une question de valeur. Lors d'un anniversaire, on doit apprendre à s'oublier un peu au profit du jubilaire, non? Enseigner ce principe à nos enfants me semble pour le moins fondamental. Mais je rejette cette habitude aussi pour nous. On passe nos journées à se plaindre, à revendiquer un peu de temps pour soi, à courir après notre souffle. Et qu'est-ce qu'on fait de notre heure de lunch du vendredi? Au lieu de marcher quelques minutes à la recherche d'un peu de calme intérieur ou de partager notre lunch avec une collègue qui nous fait rire, on court les magasins à rabais en vue de fabriquer des sacs à surprise! Je rêve! On est collectivement tombées sur la tête!
Tant qu'à être lancée, je vous pose une autre question. Pourquoi faut-il absolument inscrire nos petits à des activités de loisir, une fois l'automne venu? Pour les faire bouger? Ah! bon. Et faire du sport en famille, on n'y a pas pensé? Pour ouvrir leurs horizons? Je veux bien, mais il y a d'autres moments pour ça que le samedi matin, à 9 h, quand tout le monde a couru toute la semaine et rêve de traîner en pyjama. Encore une fois, je précise ma pensée. Je n'ai rien contre l'idée d'offrir à notre enfant un cours de natation ou de danse. Si le coeur lui en dit. UN cours. Dernièrement, un petit sondage maison m'a révélé qu'ils ne sont pas rares, les gamins du primaire à cumuler deux et trois cours en pleine année scolaire, à raison de 4 ou 5 heures par semaine. Pour les rendre plus intelligents? performants? allumés? Je n'achète pas cette théorie. Pour eux, d'abord. Pour qu'ils aient le temps de créer, de flâner, de vivre leur enfance en jouant avec des vers de terre et en enfilant des boutons sur une ficelle pour la transformer en collier. Mais pour nous aussi, bon sang!














