Lire la suite...
- Page 1
- Les relations entre sœurs
- Page 2
- Soeurs rivales
- Page 3
- Un lien sous de multiples influences
- Page 4
- Quand la relation se porte mal
- Page 5
- Des soeurs se confient
On partage avec notre soeur une vie de souvenirs, des joies, des peines. Qu'on soit complices ou rivales, pas de doute: les liens entre sœurs sont intenses.
Les rivalités naissent bien souvent de la relation avec les parents, poursuit Marie Portelance, thérapeute et directrice générale du Centre de relation d'aide de Montréal. «Par exemple, une fille qui voit sa soeur comme une menace à la satisfaction de ses besoins affectifs peut adopter un comportement défensif, lui faire mal ou la dénigrer. Si les parents ne sont pas attentifs au besoin de reconnaissance de leurs enfants, s'ils les comparent et ne les guident pas dans la résolution des conflits, la relation dégénère.» Et s'ils condamnent la jalousie de leur fille, cette dernière souffrira de leur rejet, ce qui ne fera qu'amplifier la rivalité, ajoute Vikki Stark.
La jalousie peut aussi se manifester à l'adolescence, si le corps des deux soeurs ne se développe pas en même temps, par exemple, ou encore à l'âge adulte, parce que l'une des deux jouit d'une meilleure situation professionnelle. «Mais elle se manifeste plus subtilement: on balance des platitudes à l'autre ou on adopte une attitude très froide», illustre Marie Portelance.
Pour atténuer cette rivalité, il faut travailler sur soi, soutient Vikki Stark, car la jalousie reflète un manque d'estime personnelle. «Cela prend de la discipline, mais il faut cesser de se comparer, accepter nos différences et être fière de nos réalisations.» Si on n'y arrive pas seule, on peut aller chercher de l'aide auprès d'un psychologue.
Marie Portelance explique par ailleurs que les soeurs qui ont de bonnes relations sont souvent celles qui n'ont pas été mises en opposition par leurs parents, qui ont été appréciées pour leurs qualités distinctes. «En plus d'avoir une bonne communication et de respecter le territoire de l'autre - en ne se mêlant pas de sa vie familiale, par exemple -, elles savent reconnaître et admirer l'autre sans se dénigrer.»
















