Lire la suite...
- Page 1
- Chaque chose en son temps
- Page 2
- Suivre son rythme interne
- Précédent
- Suivant
Je suis sensible au rythme. De la musique, des saisons, des émotions, de la nature. Ne me faites pas manger un plat mijoté en été ou une salade en hiver! J’ai besoin de sentir que mon corps et mon esprit sont en phase avec mon environnement.
En médecine chinoise, on recommande bien souvent aux gens de ralentir le rythme par grandes chaleurs et par grands froids, et d'augmenter la cadence par temps clément. Certaines cultures l'ont compris bien mieux que nous - on n'a qu'à penser aux siestas espagnoles!
Chez nous, la possibilité de suivre son rythme interne et de se connecter aux changements de saisons est bien limitée. La société tout entière impose un mouvement de masse qui dicte le tempo. Gare à celui ou celle qui voudrait travailler hors des heures dites normales, s'accorder un répit au milieu de la journée ou couper sa semaine en deux, quitte à bosser un samedi. Récemment, je parlais avec une amie chère qui, pour mener à terme les projets qui lui tiennent à coeur, commence ses journées vers 5 h le matin, avant le réveil de la maisonnée, et les boucle tôt en après-midi. Elle me disait entendre régulièrement des remarques au sujet de son horaire, qui n'accommode pas tout le monde. Des clients qui tentent de la joindre en après-midi se trouvent contrariés de devoir laisser un message sur sa boîte vocale. Elle, elle ne s'en fait plus avec ça. Elle a compris que c'est ainsi qu'elle livre le meilleur boulot, point final. En cherchant à plaire à tous, c'est sa propre énergie qu'elle perdait en chemin.














