Pour venir à bout d'un gros complexe
Joëlle, 40 ans: abdominoplastie il y a 6 ans

«Ni les exercices, ni les redressements assis, ni les régimes ne venaient à bout du surplus de peau laissé au bas de mon ventre par mes deux grossesses. C'était devenu un gros complexe: j'y pensais constamment. Je détestais me mettre en maillot de bain ou porter des pantalons. En fait, je ne portais plus que des jupes, sous lesquelles je portais une gaine pour que mon ventre soit le plus plat possible. J'ai donc décidé de me lancer. Lorsque j'en ai parlé aux gens de mon entourage, ils ont fait des commentaires négatifs, du genre: "Suis un régime" ou encore: «Tu es riche de dépenser autant pour cela.» Mais ça n'avait pas d'importance, j'étais décidée et je le faisais pour moi.

Évidemment, mon ventre n'est pas parfait. Il reste un petit bourrelet et des vergetures, mais pour moi, c'est le plus beau ventre du monde! Sur la balance, rien n'a bougé, mais le but n'était pas de perdre du poids. Cela n'a pas changé ma façon d'être ou de me comporter. Je ne me suis jamais habillé sexy et ça n'a pas changé après l'opération. Mais j'étais bien mieux dans ma peau et heureuse de porter les vêtements qui me plaisaient. Si c'était à recommencer, je le referais, peu importe le prix. Je n'ai pas hésité à parler de ma chirurgie après. Cela m'avait fait du bien, et peut-être qu'en parler pouvait aider d'autres personnes à passer par-dessus les tabous.»

Une totale perte de temps
Hélène, 50 ans: augmentation des lèvres il y a huit mois

«Pour mes 50 ans, j'ai eu envie de me remonter le visage et le moral en me payant une chirurgie. En fait, je ne savais pas trop quoi, j'avais juste envie de quelque chose de nouveau. Bien naïvement, j'ai pensé qu'une bouche plus pulpeuse m'avantagerait. J'ai agi sous le coup d'une impulsion, comme pour surmonter mon angoisse d'avoir 50 ans. J'ai eu un choc en voyant ma nouvelle bouche. L'intervention était un peu trop visible à mon goût, les lèvres trop volumineuses pour ne pas éveiller les soupçons. Disons que les premières journées, j'ai délaissé le rouge et que je n'avais pas vraiment la tête à faire du charme!

Heureusement, l'effet n'a pas duré: moins d'un mois plus tard, la situation était revenue à la normale. Ou presque. Le produit utilisé pour l'injection, à base d'acide hyaluronique, m'a laissé des petites boules à l'intérieur de la lèvre inférieure. Tout cela, en plus des sous que j'ai investis pour rien. Vraiment, ce n'était pas un cadeau à me faire! Je ne dis pas que je ne subirais plus de chirurgie, mais mon expérience m'a appris qu'il faut bien s'informer avant et ne pas y aller sur un coup de tête. Je m'en tire à bon compte finalement, si je considère que les effets auraient pu être permanents.»

Une bonne frousse
Katia, 26 ans: implant de mollets il y a deux ans

«Ma chirurgie a causé toute une commotion, c'est le moins qu'on puisse dire, mais pas dans le sens que je souhaitais. Profitant d'un voyage de mes parents, j'ai fait faire cette opération en cachette. Seul mon chum de l'époque était au courant. Sur le coup, j'étais super contente du résultat. Moi qui portais toujours des pantalons pour camoufler mes jambes raides comme des balais, j'avais maintenant des mollets avec un magnifique galbe. Quelques mois plus tard, je suis allée visiter ma soeur en Italie et on a décidé de s'offrir un voyage de ski dans les Alpes. La gaffe! Après quelques descentes, ma botte droite, trop serrée sur mon mollet a fait bouger l'implant qui s'est ramassé devant l'os du tibia, presque à la hauteur de la cheville. J'étais complètement affolée, tout comme ma soeur, qui ne comprenait pas ce qui passait. Il a fallu que je lui raconte, là, en plein drame, que j'avais subi une chirurgie. J'avais très peur que l'implant n'abîme ma jambe. On s'est donc rendues à la clinique du centre de ski, pour expliquer, dans notre meilleur italien, ce qui venait d'arriver. Heureusement, il n'y a pas eu de séquelles. C'est un épisode de ma vie dont j'ai très honte avec le recul. J'ai inquiété ma famille, je me suis mise dans une situation ridicule pour un truc pas si important au fond. J'ai même fait enlever ces implants qui me rappelaient trop de mauvais souvenirs.»

Pour en savoir plus
Forum de discussion québécois. C'est l'occasion d'en apprendre plus grâce aux femmes qui partagent leurs expériences et informations sur le sujet.

Société canadienne des chirurgiens plasticiens. On y retrouve notamment de l'information sur les différentes chirurgies.

Le Réseau québécois d'action pour la santé des femmes. Le réseau suit de près les questions controversées concernant la chirurgie, notamment les produits dangereux.