Un changement bénéfique et un luxe avoué
Julie, 29 ans: abdominoplastie il y a un an et demi, augmentation mammaire il y a un an

«Après deux grossesses, mon ventre avait une allure de Jell-O. Malgré tout, j'ai longtemps hésité avant d'agir, car, travaillant dans le domaine médical, j'étais au courant des risques liés à ce type d'intervention. Puis, un jour, en vacances à la plage, un monsieur s'est adressé à moi, avec beaucoup de compassion, pour me demander si j'avais été brûlée au ventre! Mon estime venait d'en prendre un coup. Quel choc de réaliser que c'était probablement la façon dont les gens me voyaient! J'avais aussi beaucoup de peine de penser que les amis de mon mari devaient dire: «Pauvre lui! Sa femme est tellement maganée.» Au retour, ma décision était prise: je ferais corriger ce ventre que je n'aimais plus. Mon mari était d'accord parce qu'il savait que ça me complexait beaucoup. Je faisais toujours attention à la façon dont je me tenais et à ce que je portais pour que mon ventre ne paraisse pas. Je n'aimais pas non plus que mon chum touche à mon ventre. Cela enlevait beaucoup de spontanéité dans l'intimité.

Je suis très satisfaite du résultat, mais j'étais réaliste dans mes attentes. Je savais que je ne retrouverais pas mon ventre de 17 ans et qu'il resterait des vergetures tellement j'en avais! Malgré cela, l'intervention a grandement augmenté ma confiance et mon estime de moi: je me trouvais plus belle et féminine. J'étais tellement emballée que j'ai eu envie de continuer sur cette lancée et de repasser sous le bistouri pour une augmentation mammaire. Cette fois, l'optique était bien différente. Je voyais cela comme un luxe. Mon chum était plus ou moins convaincu, mais j'ai insisté. L'opération a réussi, mais elle n'a pas été accompagnée d'une augmentation de confiance. Je ne regrette pas mon augmentation mammaire: c'est un petit luxe dont on profite. Mais pour moi, la chirurgie, c'est terminé.»

Pour continuer à être bien dans sa peau
Mariane, 69 ans: rhytidectomie (facelift) il y a 14 ans, abdominoplastie et liposuccion il y a 2 ans, redrapage du bas du visage (lifting) il y a 6 mois

«À 55 ans, je trouvais que j'avais beaucoup de rides. J'aimais moins mon visage, qui avait pris de l'âge alors que je me sentais encore jeune et énergique. C'est à ce moment que j'ai consulté un plasticien et que j'ai décidé d'avoir un facelift. J'étais très contente du résultat, qui avait l'air très naturel. J'ai toujours été discrète là-dessus. Seule ma famille était au courant, car j'occupais un poste public. Pour minimiser l'impact de l'intervention, j'ai changé ma coiffure et mon maquillage en même temps. Le changement est passé inaperçu.

Quelques années plus tard, je suis retournée pour subir une abdominoplastie et une liposuccion des hanches. Même si cette dernière intervention a nécessité une convalescence de deux mois, je n'ai jamais regretté. Adieu, le petit bedon qui rendait l'habillage plus difficile. Cela m'a redonné plus d'aisance, plus de confiance en moi. Je continue à porter mon bikini en vacances! Ce n'est pas parfait, cela va de soi, mais au moins, je n'ai plus la peau en trop laissée par trois grossesses. Il y a quelques mois, j'ai fait faire un lifting partiel du bas du visage et enlever les poches sous les yeux. J'ai la chance d'avoir la santé et les moyens d'avoir recours à la chirurgie, alors pourquoi pas? Pour moi, ce n'est pas être superficielle. Pour aimer les autres, il faut s'aimer soi-même. Quand on est bien dans sa peau, on aime mieux les autres.»