Lire la suite...
- Page 1
- Le faire pour soi-même
- Page 2
- Vivre avec un nouveau corps
- Page 3
- Témoignages
- Page 4
- Témoignages (suite)
- Précédent
- Suivant
Une fois la convalescence passée et les cicatrices estompées, comment vit-on avec le fait d'être passée sous le bistouri? Six femmes témoignent.
À l'inverse, certaines personnes, en changeant un tout petit morceau, changent effectivement leur vie.» Pourtant, même si la chirurgie esthétique se popularise et se démocratise, les femmes qui font le choix de passer sous le bistouri font encore face à plusieurs préjugés. «On croit qu'elles sont superficielles et ne pensent qu'à épater la galerie. Or, la grande majorité nous consultent pour des motifs très raisonnables. Elles ont généralement beaucoup lu sur la question et ont réfléchi longtemps avant de prendre rendez-vous», précise le chirurgien plasticien Roland Charbonneau.
Le faire pour soi, au bon moment, pour les bonnes raisons
Pour être sereine une fois la chirurgie passée, il ne faut pas se lancer sur un coup de tête ni dans un moment de crise. Sous le coup d'une émotion forte, comme un deuil ou une infidélité, le jugement est affecté et la chirurgie risque alors d'être une bouée à laquelle on pourrait fort bien regretter de s'être accrochée plus tard. Il faut aussi savoir doser ses attentes. «La majorité des plasticiens ne sont pas des vendeurs de rêve. Ils sont d'abord des médecins qui veulent améliorer la vie de leurs patients. On peut corriger certains défauts, mais ce ne sera jamais parfait. Il n'y a pas de miracles, mais un spectre de résultats possibles», dit le Dr Dufresne. La perfection n'est pas de ce monde et elle n'est pas non plus à la portée du scalpel, même le plus fin. Celles qui n'ont pas saisi ce concept risquent d'accuser des fins de non-recevoir d'un chirurgien compétent. «Si on sent que leurs attentes ne sont pas réalistes, on peut refuser ou demander aux gens de poursuivre leur réflexion, explique le chirurgien plasticien Eric Bensimon. C'est le cas des personnes qui arrivent avec des photos de vedettes ou de magazines. Ce n'est pas possible de faire la bouche de l'un, le nez de l'autre, et on doit le leur dire.»















