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- Vive les listes de vie!
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- Départ immédiat
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- Opération triage
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- On passe à l'action
On est encore peu nombreuses à le savoir, mais il existe une façon très simple de parvenir enfin à réaliser nos rêves les plus fous: dresser notre liste de vie.
On a beau avoir plus de 1 000 listes d'épicerie au compteur, l'exercice demande quelques explications. «En gros, il suffit d'être à l'écoute de ce qui nous allume, note Chantal Dauray, fondatrice du site nosrituels.com et auteure de la collection Célébrons! Il faut aussi se rappeler que coucher sur papier tout ce qu'on aimerait faire pendant les x prochaines années n'a rien à voir avec un plan quinquennal. En effet, plusieurs personnes peuvent craindre que cette liste ne les coince dans un cadre. En fait, c'est tout le contraire: en mettant noir sur blanc tous les rêves qu'elles souhaiteraient concrétiser, c'est un billet ouvert pour le bonheur et l'aventure qu'elles s'offrent.»
Armée d'un stylo, on commence par écrire d'un trait tout ce qui nous vient à l'esprit. Voir Istanbul, lancer sa propre entreprise, trouver l'âme soeur, suivre des cours de peinture, gagner des millions, rencontrer Céline Dion, devenir championne d'haltérophilie... Comme le dit si bien Marie Claude Lamarche, c'est le moment ou jamais de rêver big sans trop se questionner et, surtout, sans se censurer. «Dès qu'on se met des barrières, ça bloque l'inspiration, ajoute-t-elle. En plus, il est rare que les gens forment des souhaits complètement irréalistes.» Guy Laliberté en est le meilleur exemple. Est-ce qu'il serait allé dans l'espace s'il n'avait pas eu l'audace de l'écrire sur sa liste de vie? Quand on pense qu'il a été cracheur de feu avant de fonder le Cirque du Soleil, force est d'admettre qu'au départ ses chances de monter dans une fusée russe en octobre dernier étaient plutôt minces.
On lâche donc notre fou et on laisse surgir au moins une dizaine de voeux, qu'ils soient pieux ou sérieux. Mais rien ne nous empêche d'en écrire davantage si on est aussi inspirée que l'Américain John Goddard, qui a établi à l'âge de 15 ans une liste de 127 objectifs dont presque tous ont été cochés depuis. «En réalité, la seule question à se poser, c'est:"Est-ce que c'est vraiment ce que je veux?" Oui? Parfait, on le note»,précise Mélissa Lemieux.
En panne d'inspiration? Dans un premier temps, Mélissa Lemieux suggère de passer en revue les diverses sphères de notre vie. Autrement dit, on se penche sur tout ce qui nous touche intimement (nos talents, nos penchants, nos idéaux, nos valeurs, etc.) avant d'embrayer sur le couple, la famille, nos amis et notre réseau social, la santé, le travail, le plaisir et les divertissements, l'environnement (qui englobe aussi bien l'organisation domestique que les biens matériels) et l'argent. «En survolant ces sphères une à une, on est presque sûre de ne rien oublier», atteste-t-elle. Si rien de génial ne nous vient malgré plusieurs tentatives, Chantal Dauray nous conseille d'essayer le vision board. «On achète plusieurs magazines et on découpe toutes les images qui nous inspirent, même si on ne sait franchement pas pourquoi. On les colle ensuite sur un grand carton en y ajoutant des citations ou des mots-clés qui nous parlent. À force de regarder notre collage, on devrait arriver à cerner les désirs qu'on n'arrivait pas jusqu'à
présent à mettre en mots.»














