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- Sournoise technologie
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- Un jeu pour les écoliers?
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- Comment épauler notre jeune
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- Des mesures concrètes
- Page 5
- Et si c'était notre enfant,...
Internet et les cellulaires, bien que pratiques, ont cependant un effet pervers: même la maison n'est plus un refuge contre l'intimidation.
Chantal Gendron, qui enseigne en 5e et 6e année dans une école montréalaise, juge dorénavant nécessaire d'aborder le sujet lors de sa première rencontre avec les parents en début d'année scolaire. «La plupart n'ont aucune idée de ce que leurs enfants font sur Internet. À plus forte raison lorsque ceux-ci ont un ordinateur dans leur chambre! C'est d'ailleurs le pire endroit pour le placer, car l'utilisation d'Internet doit être encadrée.» L'enseignante sait de quoi elle parle. L'an dernier, six élèves de sa classe clavardaient entre eux le soir. Malheureusement, leurs échanges se résumaient à des insultes. «Le matin, certains élèves entraient en classe en pleurant. Je devais régler les disputes de la veille! Cela rongeait du temps de classe en plus de miner le climat du groupe.» Chantal Gendron a dû également venir en aide à une fillette, terrifiée par des messages menaçants envoyés par un ado qu'elle ne connaissait pas. «Il lui promettait de venir dans la cour d'école lui casser les deux jambes.»
Se cacher derrière l'écran
Une autre particularité de la cyberintimidation, son potentiel multiplicateur, la rend particulièrement dévastatrice. L'intimidation, en effet, n'est plus limitée dans le temps et dans l'espace. En un rien de temps, les images compromettantes ou les mots haineux peuvent être vus par des milliers de personnes. Résultat? Les victimes peuvent se sentir encore plus accablées et impuissantes. On se rappellera peut-être une affaire qui a fait grand bruit en 2003. Un adolescent québécois de 15 ans s'était filmé en train d'imiter un chevalier Jedi. Des camarades de classe ont mis la main sur le clip, l'ont numérisé et mis en ligne. Cette performance a fait le tour du monde et a été vue par des millions d'Internautes. Le jeune homme, surnommé le Star Wars Kid, est devenu la risée de tous et a dû quitter l'école. Dépressif, il a eu besoin de soins psychiatriques.
Plus récemment, des ados de 13 ans de Gatineau, en Outaouais, ont été suspendus de leur école pour avoir diffusé sur le site YouTube une vidéo d'un enseignant engueulant vertement sa classe. Il semble que le coup avait été planifié. Les élèves avaient fait exprès de pousser le professeur à bout et l'avaient filmé avec un cellulaire. La cyberintimidation envers les enseignants serait d'ailleurs en progression au Québec.














