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- Croire donnerait un sens à la vie
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- Un malaise face aux athées
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- Un cours pour parler de culture religieuse
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La foi influence-t-elle notre bien-être? Est-il possible d’être heureux sans croire en une puissance supérieure? « Bien sûr que oui », répondent sans hésiter les athées interrogés.
« L'écrivaine Nancy Huston a écrit, dans son essai intitulé L'Espèce fabulatrice, que les gens ont besoin de croire pour être heureux. C'est pourtant faux. Le bonheur n'est pas lié au degré de croyance d'une personne, selon les études scientifiques qui ont été faites sur cette question », affirme Claude M. J. Braun, professeur de neurosciences cognitives à l'Université du Québec à Montréal.
Daniel Baril, anthropologue et journaliste scientifique, n'est pas surpris de la question. « J'ai souvent perçu que les gens doutent qu'on puisse être heureux et athée. En fait, beaucoup croient qu'on ne peut pas être vraiment athée. Dans leur esprit, c'est impossible de ne pas croire en un dieu. » Ceci dit, l'anthropologue admet avoir déjà envié les croyants. « La vie est peut-être plus facile quand tu peux t'appuyer sur la foi... La religion peut servir de béquille face aux épreuves de la vie ».
Puis, il ajoute: « J'ai souvent entendu des gens dire : « Pourquoi les athées ne se suicident-ils pas puisqu'ils n'ont pas l'espoir qu'il y a quelque chose après la mort? » Ce à quoi je réponds : Mais alors pourquoi les croyants ne souhaitent-ils pas mourir tout de suite si ce qui les attend après est si beau? ».
Croire donnerai un sens à la vie
Le psychologue Michel R. Campbell s'est intéressé à la psychologie de la foi. Selon lui, il ne fait aucun doute que croire en un être suprême puisse avoir une influence positive sur le bien-être personnel. « Croire en un dieu donne de l'espoir dans les moments difficiles. Ça permet aussi d'atténuer l'anxiété existentielle. Ça donne un sens à la vie, ce qui est rassurant. Les croyances, c'est quelque chose d'émotif et non de rationnel », observe-t-il.
Qu'en est-il des athées, alors? « Ils se retrouvent face à un vide quant au sens de la vie. Ceci dit, ce n'est pas tout le monde qui est mal à l'aise avec ça », note-t-il. Michel R. Campbell souligne qu'il n'est pas nécessaire d'avoir la foi pour avoir des valeurs, « mais que le fait de croire donne un sens à celles-ci ».
A-t-il l'impression que, à une époque où les églises se sont vidées, les psychologues ont en quelque sorte remplacé les curés? « D'une certaine manière, peut-être que oui. Le rôle des psychologues est d'amener les gens à se questionner sur ce qu'ils vivent et à atteindre un plus grand bien-être. Mais, à la différence des curés, les psychologues ne sont pas là pour prôner les valeurs spirituelles », tient-il à préciser.














