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- Combler un besoin
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- Achats impulsifs: une question d'hormones
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- Suis-je accro à la dépense?
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- Témoignages des accros du magasinage
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- Témoignages des accros du magasinage...
Il y a eu ce cardigan qu'il nous fallait absolument, ce cadre irrésistible... Acheter est-il plus fort que nous? Est-on accro à la dépense?
Cette compulsion s'inscrit dans un cycle obsessif-compulsif qui s'apparente à ce que vivent les joueurs compulsifs ou les alcooliques.
«C'est la montée d'une tension (excitation ou angoisse) qu'on cherche à apaiser en achetant quelque chose. Ce geste entraîne toujours de la culpabilité et de la honte. Mais, pour la personne accro, c'est plus fort qu'elle: une autre tension et elle recommence», explique le psychologue.
Selon les plus récentes études, près de 6 % de la population, hommes autant que femmes, vivrait un trouble de l'impulsion lié aux achats au cours de sa vie. Comme l'alcoolisme et les autres troubles de l'impulsion, ce trouble est associé à une humeur dépressive ou anxieuse et se retrouve dans toutes les classes sociales. L'accès au crédit via les cartes, à la fin de l'adolescence, est souvent un élément déclencheur. «La dépendance à la dépense peut passer inaperçue, tellement il y a de gens dépensiers. Surtout que l'argent et les problèmes d'argent sont encore tabous. De plus, plusieurs pensent que trop acheter, c'est une compulsion moins destructrice que l'alcool ou la drogue», commente Lise Morin, de l'Association coopérative d'économie familiale (ACEF) de l'Est de Montréal.
Est-il normal de ressentir un frisson de plaisir en achetant ce cardigan tant désiré? Tout à fait! C'est même chimique. Lorsqu'on se gâte ou qu'on se délecte d'un gâteau triple chocolat, le cerveau libère de la dopamine, un neurotransmetteur associé au plaisir et au bien-être. On perd notre contenance devant un vêtement en solde? C'est que la situation provoque une montée de dopamine, la même sensation que ressent le joueur qui croit tenir sa chance. On valorise alors plus l'acte d'acheter que le produit comme tel. «Les soldes peuvent déclencher un épisode d'achat compulsif, tout comme un anniversaire, un mariage, une entrée d'argent imprévue», explique Claude Boutin.
«Ce n'est pas une mauvaise chose que de se faire plaisir à l'occasion, rassure Camillo Zacchia. Et trop se priver n'est pas une solution. Il faut viser l'équilibre.» Faudra-t-il consulter pour s'en sortir? Pas forcément. Le premier pas est plutôt de prendre les mesures nécessaires pour améliorer nos finances. Les livres et les sites Internet sont un bon point de départ, et des groupes de soutien comme Débiteurs anonymes, les ACEF ou un conseiller financier peuvent nous guider dans nos démarches.
















