Êtes-vous accro à la dépense?

Par
Claudia Morissette
Publié:
9 mars 2009
Mise à jour:
24 mars 2009

Il y a eu ce cardigan qu'il nous fallait absolument, ce cadre irrésistible... Acheter est-il plus fort que nous? Est-on accro à la dépense?

«Tout dépend du besoin qu'on cherche à combler, répond Camillo Zacchia, psychologue-chef à l'Institut Douglas. On peut magasiner parce qu'on a réellement besoin de quelque chose, parce que cela nous détend, parce que cela nous procure un high ou, par exemple, parce qu'on cherche à se valoriser en portant des vêtements neufs ou griffés...

Ça ne pose pas de problème tant que ça ne nuit pas aux priorités de notre vie. De plus, on est tellement bombardés de messages qui nous poussent à croire que le bonheur passe par la consommation que contrôler nos impulsions tient du défi. Cela dit, il est vrai que la ligne entre la passion et l'obsession est parfois mince. Si on succombe trop souvent à ces gratifications instantanées, on risque d'avoir des problèmes à long terme.» Spécialiste du traitement du jeu et de l'achat compulsif, le psychologue Claude Boutin précise: «Pour qu'on puisse parler d'un trouble de l'impulsion lié aux achats, il faut qu'il y ait des pertes de contrôle répétées. On n'est plus en contrôle quand on dépense plus, plus longtemps et plus souvent qu'on peut se le permettre et que cela nous cause de la détresse.

Autrement dit, la grande majorité des problèmes d'endettement ne sont pas d'ordre psychologique, et tout le monde peut vivre à l'occasion un épisode d'achats impulsifs comme à Noël, sans être accro. On l'est si on continue à dépenser même si on sait qu'on a fait des excès. Les gens accros ne peuvent tout simplement pas s'empêcher d'acheter.»

On est sur une pente glissante lorsqu'on dépense pour remplacer un sentiment négatif par un sentiment positif ou lorsqu'on développe une attitude rigide face au shopping (devoir faire nos courses à date et heure fixes, par exemple). Idem si on attribue une valeur symbolique aux objets, comme de croire que porter tel vêtement de telle marque fera en sorte qu'on sera mieux acceptée au sein d'un groupe. «Par nos achats, on cherche alors à compenser de l'insécurité ou une faible estime de soi. C'est du sentiment positif (fierté, plaisir, apaisement) procuré par l'achat que l'on s'entiche», affirme Claude Boutin.

Vos commentaires(1 commentaire)

    • thinkBigyeah
    • Mercredi 02 septembre 2009
    • moi aussi je suis un acros a la dépense ce qui ma aider a remonter la pente cest mon fils de 19 ans qui est revenu vivre avec moi ensemble nous avons pris des mesures afin de sortir tout les deux de l'endettement et de plus nous avons pris la charge de son frere le plus jeunes avec les frais scolaire lorsqu'on fait un achat on se demande si vraiment on en a de besoins et lors des épiceries on achete ce dont on a besoins selon les spéciaux on est bien heureux de refaire un famille solide et sollidaire
      • 5 étoiles sur 5
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