Une liste peut aussi être utile à celles qui souhaitent réorienter leur carrière sans trop savoir vers quoi aller. Faire la liste de nos plus belles réussites et des accomplissements dont nous sommes le plus fière permet de dégager les points communs à ces expériences et de mettre ainsi le doigts sur nos talents, nos besoins, nos intérêts. Ce constat pourra dès lors devenir le moteur de recherche de nouvelles possibilités professionnelles.

Même chose si nous éprouvons un malaise dans nos relations interpersonnelles. Pourquoi ne pas dresser le portrait de ces gens qui nous entourent? Quelles étaient les qualités et les défauts de mes amies d'adolescence? Quelles expériences ai-je partagé avec elles? Qu'est-ce qui m'attirait chez les hommes qui ont traversé ma vie? Qu'est-ce que j'aime ou déteste chez mes collègues de travail? Les attributs retrouvés chez ces personnes peuvent indiquer que nous tendons inconsciemment à répéter les mêmes patterns, signe de carences, de peurs ou de blocages...


Dominique Loreau suggère également de dresser une liste de nos différents «moi» pour mieux saisir notre complexité avec toutes les contradictions qu'elle comporte. «Nous ne sommes probablement pas tout à fait la même avec nos amis intimes qu'en compagnie d'inconnus», explique l'auteure. Alors, pourquoi ne pas lister les différentes caractéristiques de nos multiples «moi» (spirituel, professionnel, femme, mère, amoureuse, etc.) et les consigner dans un seul carnet qui nous permettra d'entrevoir qui nous sommes globalement? Même les listes écrites dans un esprit ludique (vacances de rêve, films d'amour préférés, folies qu'on ferait si on gagnait à la loto, etc.) peuvent être révélatrices de notre personnalité et de notre évolution, surtout si on les relit des années plus tard! Ce que fera sûrement Dominique, 40 ans, avec son journal de gratitude. «À la fin de chaque journée, j'inscris dans un joli carnet cinq éléments pour lesquels je dis merci. Ça aide à s'en souvenir et, comme c'est une liste positive, ça rend la chose agréable!»

Selon Dominique Loreau, la liste reste une méthode de choix pour mieux se connaître et enrichir sa vie: «Ce serait un peu comme tenir un journal dans un style minimaliste. Faire des listes, c'est en quelque sorte écrémer le meilleur de la vie, ce qui permet de laisser le reste de côté, ne plus s'y attarder, et donc lui donner moins d'importance.»

Une liste qui évolue
«Plus jeune, j'avais de la difficulté à définir ce que j'aimais. J'avais l'impression de tout aimer. Pour arriver à déterminer les choses que j'aime vraiment dans la vie, je les consigne dans un cahier. J'inscris la date, puis, sur la page de gauche, les choses que j'aime et, sur celle de droite, celles que je n'aime pas. J'ai recommencé cette liste plusieurs fois, à des mois ou des années d'intervalle. La plus significative, c'est celle que j'ai fait à la fin de l'été 2003. Je traversais alors une période de grande turbulence, et cettel iste m'a aidée à faire le point sur mes besoins du moment. Même si elle ne contenait ni souhaits ni choses à accomplir, on sent bien que j'avais envie de rencontrer quelqu'un. Même si je suis toujours célibataire aujourd'hui, je me rends compte que cette liste m'a aidée à avoir un meilleur équilibre dans ma vie.» Caroline, 45 ans