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- Indécise, moi?
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- Des stratégies à essayer
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- Décider, ça s'apprend
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C'est classique: placée devant un choix, on se met à jongler avec tous les possibles. Tant et si bien qu'on est vite perdue! Que faire quand choisir est une épreuve?
«C'est terriblement énergivore, poursuit-elle. Ça enlève beaucoup de spontanéité et d'harmonie au quotidien. Au secondaire, je souffrais déjà d'insécurité. Pour ne pas avoir à prendre de décision, je suivais toujours les autres. En vieillissant, j'ai voulu m'assumer davantage dans mes choix, mais je suis devenue une véritable indécise. J'étais plus autonome... mais à quel prix? Toute ma vie d'adulte, j'ai connu l'indécision. C'est encore pire depuis que j'ai des enfants: j'ai constamment peur de faire les mauvais choix pour eux.»
Question d'époque ou de personnalité?
Avec l'explosion d'Internet, la masse d'informations disponible ajoute encore à ces nombreuses options, ce qui peut compliquer drôlement les choses lorsqu'on doit acheter un téléviseur, se décider pour un emploi ou même... choisir nos amis!
Certaines personnalités risquent-elles d'avoir plus de difficultés à prendre des décisions? «On ne peut pas dire qu'il y a un seul type de personne indécise. Nos hésitations peuvent varier selon certaines sphères de la vie: on peut être indécise sur le plan amoureux et pas du tout dans notre vie professionnelle», souligne Isabelle Falardeau, psychologue et auteure de l'ouvrage Sortir de l'indécision.
Certains traits de caractère semblent cependant influencer notre capacité à choisir efficacement. Par exemple, une personne très perfectionniste a souvent du mal à trancher, car elle craint de ne pas choisir la meilleure option. Une autre, anxieuse, ressent une telle crainte de se tromper qu'elle repousse la prise de décision. En fait, la peur s'avère très paralysante quand vient le temps de se décider: peur de décevoir ou de fâcher quelqu'un, ou encore peur de l'inconnu, surtout quand la décision est importante ou qu'elle aura un effet sur plusieurs personnes.
Chez Annie, 39 ans et mère de trois enfants âgés de 16, 4 et 3 ans, la perspective d'un déménagement a déclenché une véritable crise d'indécision. «Habituellement, je ne suis pas indécise, mais une fois la pancarte "À vendre" plantée devant la maison, j'ai reculé. Pendant une semaine, on a repensé à tout ça. J'hésitais à déraciner les enfants. J'ai hésité, ne sachant pas quoi faire. Finalement, on est allés de l'avant, et j'en suis heureuse aujourd'hui!»
















