La pragmatique un brin anxieuse
C'est moi si...
  • j'économise au max en faisant des provisions lorsqu'il y a des soldes.
  • je ne veux manquer de rien.
  • je ne m'en sers pas maintenant, mais je serai contente de l'avoir le jour où j'en aurai besoin.
  • l'idée de pouvoir satisfaire une envie immédiate sans avoir à sortir de chez moi me sourit.

    «L'expression préférée de l'anxieuse pragmatique, c'est "Au cas où..."», explique Sophie Legault. Au cas où elle recevrait de la visite, où elle voudrait cuisiner tel plat pour le souper, où il y aurait une panne d'électricité, etc. Bref, cette personne ne veut rater aucune aubaine et veut être sûre que tous ses besoins seront comblés. «Elle se retrouve avec un inventaire si lourd qu'il devient difficile à gérer et qu'elle en perd le contrôle, déplore Sophie Legault. L'habitude de faire de grosses provisions pouvait être utile en temps de guerre, mais n'a plus vraiment sa raison d'être (du moins pas à ce point) aujourd'hui.»

    Quelques trucs
  • On ne jure que par les soldes? Il suffit de consulter les circulaires pour constater que les mêmes articles sont régulièrement offerts à bon prix. Inutile d'acheter 72 rouleaux de papier hygiénique à chaque solde!
  • On n'ose pas jeter nos vieilles factures? On les numérise. Pour savoir combien de temps on doit conserver nos documents personnels avant de les détruire, on peut consulter le site des Archives nationales du Québec.
  • Un article nous sera peut-être bientôt utile? «On peut ajouter une étape intermédiaire en rangeant l'objet dans une boîte que l'on entreposera au sous-sol, suggère Roxanne Saulnier. On inscrit la date d'entreposage sur la boîte. Si, dans deux ans, on n'a toujours pas utlisé notre machine à pain, on la donne!»
  • On regroupe nos provisions dans un même lieu (par exemple, dans la chambre froide ou dans un placard du sous-sol): cela nous permettra de prendre connaissance de notre inventaire en un coup d'oeil. Si notre «magasin» est rempli, on laisse passer le solde de pâtes cette semaine!
  • On se met en mode «responsable de l'inventaire pour une entreprise», suggère Sophie Legault. Si on achète plein de choses qu'on n'a pas utilisées en fin de saison, ça revient à de la perte. Accumuler n'est pas toujours synonyme d'économies. Et puis, on peut se demander: «Vais-je vraiment souffrir si je l'achète dans deux semaines à 75 ¢ de plus?»