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Les grandes résolutions sont souvent difficiles à tenir. Quinze lectrices ont tenté d'intégrer une nouvelle habitude à leur quotidien à coup de 10 minutes par jour, parfois moins. Facile? Elles le croyaient toutes!
Faire une minute d'exercice
J'ai reçu un diagnostic d'arthrose en novembre dernier. Mon médecin m'a donné une charte avec des exercices à faire pour renforcer mon dos. Je l'ai fait agrandir et je l'ai accrochée dans mon atelier, là où je fais de la couture, de la peinture sur bois... mais jamais d'exercice. Ce n'est pas par manque de temps, je suis retraitée. Chaque fois que je regardais la charte, je me sentais coupable. Quand j'ai accepté de relever ce défi, je riais parce que je me disais qu'une minute, ce n'est rien. Mais accomplir une tâche quotidiennement, c'est quelque chose! Comme je suis plus d'attaque le matin, identifier le bon moment de la journée a été un moyen d'y arriver. Quant à la minute, c'est un bon déclencheur!
Ce que j'y ai gagné: depuis que je fais de l'exercice, aucune douleur!
Lise Cloutier, 60 ans, adjointe administrative
Lire le journal
Je travaille de nombreuses heures à la pige et je passe de longues périodes sans lire. Je suis plutôt débranchée de l'actualité et, dans un 5 à 7, par exemple, je serais bien embêtée de donner mon opinion sur un tas de sujets... Pour le défi, j'ai décidé de me rendre dans un café sympathique et de prendre cet instant pour moi. L'intention était noble: m'informer le matin avant de commencer ma journée. Après, je suis dans le feu de l'action et je n'arrive plus à rester en place. Voilà pour la théorie... En pratique, je l'ai fait les premiers jours, et mon naturel est vite revenu: des horaires de fou et pas le temps le matin, ni pour le journal ni même pour la télé. M'informer sur Internet? Je n'y ai jamais pensé!
Ce que j'y ai gagné: j'ai pris conscience que je pourrais mieux gérer mes priorités.
Isabelle-Eugénie Lafortune, 32 ans, accessoiriste
Sourire à un inconnu
Je croyais avoir choisi le défi le plus simple de la liste, mais j'ai appris que, quand tu es en SPM, malade ou triste, ce n'est pas évident de sourire! Il y a a des jours où j'ai refusé, d'autres où j'ai carrément oublié! Dans la rue, c'est difficile. Tout le monde est dans sa bulle: les iPods, les portables, les gens pressés, ceux qui marchent en regardant le sol... C'est ironique d'avoir à rechercher le contact humain en pleine foule! J'ai aussi vu à quel point je pouvais parfois avoir l'air bête en entrant dans un commerce. Mais j'ai appris que s'obliger quand on n'a pas le goût, ça rapporte. Tu donnes un sourire et l'autre s'allume. Tu vois la transformation. Au départ, c'est un défi où tu donnes. Mais au final, c'est un défi où tu reçois.
Ce que j'y ai gagné: le pouvoir de changer mon état d'esprit. Quand ça va mal, sourire demande un effort, mais ça chasse la mauvaise humeur.
Christine, 41 ans, réalisatrice
Arrêter de bougonner
C'est un trait tellement marqué de ma personnalité que j'ai cru que ce serait facile de le régler. J'ai découvert que bougonner est ancré en moi. Mes amis ont dû intervenir parce que, 80 % du temps, je chiale sans m'en rendre compte. C'est ma façon d'aborder la vie qui est négative: je vois des problèmes partout, tout le temps! Bref, ce défi s'est vite transformé en prise de conscience majeure et je me suis soudain sentie en pleine thérapie publique! Je veux changer, mais c'est difficile d'enrayer en 31 jours un trait de caractère que j'alimente depuis toute une vie! Je ne crois pas que ce genre de défi puisse venir à bout d'un comportement dont les racines sont si profondes.
Ce que j'y ai gagné: une belle prise de conscience!
Sasha, 39 ans, régisseure
















