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- Comment parer le coup?
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- Le corps a ses raisons
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- Renverser la vapeur
On s'était promis que l'arrivée des enfants ne changerait rien à notre vie de couple. On croyait – un peu bêtement, avouez! - que Junior dormirait 20 heures sur 24, nous laissant libres de batifoler comme avant. Et le voilà qui arrive. Secousse sismique.
La période post-partum est-elle donc un passage obligé dans le no sex land? Pas nécessairement. Mais il faut se donner du temps.
«Inutile de se mettre de la pression: c'est normal de ne pas avoir envie de faire l'amour lorsqu'un enfant arrive dans notre vie. C'est une période d'adaptation énorme, il faut vivre cette transition, aborder cette étape comme le passage vers un nouvel équilibre. Chez les femmes, il n'est pas rare que l'adaptation complète nécessite une année», souligne la sexologue Jocelyne Robert.
«Dans un couple, il y a un contrat implicite qui inclut les relations sexuelles. Après une naissance, cette partie du ˝contrat˝ est souvent bousculée, le sexe devient inexistant. La femme peut être complètement comblée par la relation symbiotique qu'elle vit avec son enfant. L'homme, lui, peut se sentir laissé pour compte», exprime le sexologue Alain Desharnais.
D'où le sentiment de jalousie parfois évoqué par les nouveaux pères, qui ont l'impression d'être exclu, d'avoir été remplacé dans le cœur de leur conjointe, laquelle n'a d'yeux et de bras que pour son poupon.
«Certaines femmes laissent vraiment peu de place au père. Elles veulent tout assumer, mais finissent exténuées. Elles en veulent alors au conjoint de ne pas être plus présent. C'est un cercle vicieux qui n'en finit plus si on ne réfléchit pas à la place qu'on se donne comme parents et à celle qu'on réserve à notre couple», souligne Brigitte Hénault.














