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- L'héridité amoureuse
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- Notre premier modèle en amour:...
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- Quel modèle de couple espère-t-on?
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Plusieurs facteurs contribuent à créer le type d'amoureuse qu'on est. Mais le plus marquant est sans doute le tout premier exemple qu'on a reçu: celui de nos parents.
Il est plus facile de conjuguer avec un modèle parental positif que le contraire. À cet effet, Nicole Lemieux souligne que l'ingrédient numéro un d'un modèle positif est, tout simplement, l'amour. «Qu'ils soient séparés ou encore ensemble, si les parents s'aimaient, s'ils communiquaient relativement bien et s'ils se montraient du respect, il n'y a pas de doute que l'enfant en bénéficiera.» Idem en ce qui concerne les démonstrations d'affection et de tendresse.
Sur ce point, Louise a eu un exemple... exemplaire! «Mes parents ont toujours été très attentionnés l'un pour l'autre, très tendres. Tous les jours, quand mon père rentrait de travailler, ma mère l'accueillait avec un baiser.» C'est sans doute pour cette raison que cette femme de 49 ans n'éprouve aucune pudeur à exprimer son affection, notamment à l'égard de son conjoint. Pour ce dernier, par contre, ces démonstrations n'étaient pas aussi naturelles. Ayant eu des parents très réservés sur ce plan, il n'était pas aussi enclin que sa conjointe à démontrer, en gestes ou en paroles, son amour. Au début de leur relation, il y a plus de 15 ans, Louise ne comprenait pas la réserve de son conjoint. «Mais j'ai compris quand j'ai rencontré ses parents!» lance-t-elle en riant.
Selon Tania Muzik, «lorsqu'on n'a pas été témoin de gestes de tendresse entre nos parents, cela peut nous poser problème une fois adulte. On pourra avoir de la difficulté à exprimer et à recevoir de l'affection.» Ainsi, Louise s'est-elle évertuée à apprendre à son conjoint comment exprimer ses émotions. Un apprentissage qui s'est fait lentement, graduellement. À force de lui témoigner son amour, son conjoint a fini par en faire autant.
Si Louise n'avait pas fait montre de patience et de maturité, et si son conjoint était demeuré enfermé dans son apparente froideur, peut-être leur relation n'aurait-elle pas fonctionné. Car une chose est sûre: quand les conjoints ont eu des modèles parentaux très différents, les risques de conflit augmentent. Cela est particulièrement vrai si ni un ni l'autre n'a pris conscience de l'influence sous laquelle il évolue. «Chacun va défendre son modèle, explique Michel Lemieux. C'est pourquoi, dès le départ, les partenaires doivent se questionner et décider ensemble du couple qu'ils souhaitent être, en partageant leurs visions du couple.»
Quelle est ma vision du couple?
Le conjoint de Louise a mis du temps à s'ouvrir et à exprimer ses émotions. Normal, selon Tania Musik. «On ne change pas facilement ce qui imprégné depuis l'enfance.» Qu'on assimile sans se poser de questions les comportements conjugaux de nos parents ou qu'on les rejette d'emblée, le résultat demeure le même: l'exemple qu'on a eu enfant est inscrit profondément en nous.
Si ce modèle était positif, on n'éprouvera probablement pas le besoin de le remettre en question. À l'inverse, si certains de ses aspects étaient plutôt négatifs, on devra chercher à comprendre de quelle façon ils nous ont marquée. «Plus cette prise de conscience se fait tôt, moins il y aura de risques qu'on ne répète les lacunes du modèle parental», affirme Nicole Lemieux. Lorsque Sophie-Anne a brusquement réalisé que son attitude à l'égard de ses partenaires était pratiquement calquée sur celle de sa mère, elle n'a pas hésité à consulter un psychologue. «J'avais besoin de ça pour y voir clair», dit-elle.
Parfois, ce seront les amis, le conjoint, la famille ou même la belle-famille qui contribueront à nous aider. «Je pense que, par mon exemple, mon conjoint a commencé à être plus démonstratif, dit Louise. Mais je crois également que la relation chaleureuse de mes parents a eu une influence sur lui.» Certaines ont compris que c'est en prenant le temps de se connaître et de définir ce qu'elles voulaient qu'elles arriveraient à façonner leur vie de couple selon leurs besoins. «Il ne faut pas avoir peur de rester seule, dit Katie. Après avoir quitté mon conjoint, j'ai passé trois ans seule et ça m'a permis de me regarder, de faire le point.» Et de redéfinir réellement ce qu'elle attendait du couple. «Pour savoir vraiment ce qu'on veut comme couple, il faut d'abord bien se connaître, avise Michel Lemieux. Il faut également faire l'inventaire de ce qu'on a reçu et décider de ce qu'on veut garder et de ce qu'on ne veut pas garder.»
Il y a de l'espoir!
L'étude nationale Un sondage sur les espoirs et les rêves des Canadiens, commandée par l'Institut Vanier de la famille (2003), révélait qu'une imposante majorité de Canadiens aspirait à se marier et à avoir des relations durables. Ainsi, quelle qu'ait été la relation entre nos parents, peut-être avons-nous tous reçu l'amour en héritage et alimentons-nous, aujourd'hui, le désir de le léguer à notre tour...
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