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- Des changments qui menacent le couple
- Page 2
- Quand les rénos rendent marteau
- Page 3
- Une dure épreuve
- Page 4
- Quelques bons tuyaux
- Page 5
- Des goûts, ça se discute!
On s'aime et on rêve d'un intérieur à notre image. Mais, entre rêvasser à notre prochaine cuisine et passer nos samedis dans les quincailleries, il y a tout un monde, composé de grosses dépenses, de décisions importantes et d'une bonne dose de stress. Voici comment rénover à deux, dans la bonne entente.
C'est ce qui est arrivé chez Aline, 49 ans: «À partir du moment où on a décidé de refaire l'ensemble du sous-sol, mon mari est devenu fou. Il stressait à la moindre erreur, il n'arrêtait pas de changer d'avis, il passait des nuits blanches à revoir les plans et, durant la journée, il s'en prenait souvent à moi. Je ne le reconnaissais plus. Dieu merci, je l'ai retrouvé quand les travaux se sont terminés.»
Impuissant et démuni devant le changement, le partenaire qui vit ces émotions aura tendance à se montrer plus contrôlant avec ce qu'il est en mesure de contrôler - soit les faits et gestes de ses enfants et de son conjoint - et à se mettre en colère plus facilement parce que ses émotions sont amplifiées. Des chaussettes qui traînent par terre peuvent ainsi provoquer toute une scène.
Quand on a de la difficulté à accepter les changements liés aux travaux, Stéphane Bensoussan suggère d'en décrire toutes les étapes, de dresser une liste de questions pour chaque corps de métier, de se renseigner le plus possible et de faire des recherches en magasin afin de se familiariser avec la céramique, les types de comptoirs offerts, les essences de bois, etc. «Plus on sera au courant, plus on sera à même de retrouver un certain équilibre: on se sentira mieux équipé pour prendre des décisions, on sera moins anxieux parce qu'on connaîtra d'avance chaque nouvelle étape et, finalement, on contrôlera davantage notre quotidien... au lieu de contrôler les membres de notre entourage.» Et plus on se lance dans des rénos de taille, plus on doit faire front commun et s'entendre sur les petits détails avant de donner le premier coup de marteau.
Élise et Romain, un tandem dans la cinquantaine, ont à leur actif un duplex transformé en maison et deux triplex entièrement retapés. «Lorsqu'on a acheté le duplex, Élise m'a fait vivre l'enfer, affirme sans détour Romain. Pour elle, camper dans le salon était inadmissible, et elle s'obstinait à passer l'aspirateur et à mettre une nappe sur l'établi du menuisier après chaque journée de travail! Ce n'était pas la joie entre nous, tellement qu'elle est partie vivre chez sa soeur. Comme elle n'était pas plus heureuse, elle est revenue, mais avec une tout autre attitude: elle a pris le chantier en main et, le soir, elle épluchait des catalogues de manufacturiers. Elle avait besoin d'être intimement impliquée dans le projet pour se sentir utile et maîtriser un peu mieux la situation. C'est d'ailleurs elle qui a par la suite initié l'achat et la réfection des deux triplex.»

















