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- Perdre son emploi: une forme de deuil
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- La bonne attitude
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- Conseils pour vivre avec un salaire en moins
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- Des témoignages
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Quand notre conjoint se retrouve au chômage, il y a la nécessaire réorganisation du mode de vie, puis les inévitables soucis financiers. Mais il y a aussi un homme qui a besoin de notre soutien.
Quand l'économie va mal, nombreux sont ceux qui en font les frais. Chez les 25-54 ans, les hommes ont essuyé la majeure partie des pertes d'emploi depuis le début de la crise, selon Statistique Canada. Si notre conjoint est de ceux-là, il vit sans doute une forme de deuil: choc, négation, colère, tristesse... «Au début, il est sonné, dit Isabelle Michaud, psychothérapeute et conseillère en orientation. Il ne réalise pas ce qui lui arrive. Il peut croire que c'est temporaire, voire cacher la nouvelle.» Après le choc vient la colère. Marie, dont l'époux a été licencié en janvier, après 20 ans de service, en témoigne: «Il en voulait à son ancien patron, à l'entreprise, aux collègues qui avaient conservé leur emploi... au monde entier, quoi!»
Puis, la colère fait place à la tristesse. Après quelques jours ou plusieurs semaines, le nouveau chômeur se prépare à affronter d'autres défis. «En règle générale, plus ce dernier comptait d'ancienneté dans l'entreprise, plus ce sera long et difficile sur le plan émotif», précise la psychologue industrielle Michèle Ragault, de la firme André Filion et associés, qui offre des services de transition de carrière aux employés licenciés. Les hommes vivent-ils la situation plus durement que les femmes? La psychologue ne voit pas de différence. «Auparavant, ils étaient davantage blessés dans leur fierté. Mais aujourd'hui, les femmes accordent autant d'importance à leur travail que les hommes. La souffrance est donc la même.»
Chose certaine, perdre son emploi engendre toutes sortes d'émotions: diminution de l'estime de soi, sentiment de vulnérabilité, questionnement quant à ses compétences, peur d'être jugé, etc. «Même s'il y a 1 000 mises à pied, les gens le prennent comme un échec personnel», constate la spécialiste. Avant de se lancer en quête d'un autre emploi, il faut se donner quelques semaines pour absorber le choc et réfléchir à son avenir professionnel. Par conséquent, mieux vaut ne pas insister auprès de notre conjoint pour qu'il pose sa candidature le lendemain de son licenciement. «Il n'aura pas la sérénité nécessaire pour paraître sous son meilleur jour», note Michèle Ragault. Sans compter qu'il risque de sauter sur le premier emploi offert, même s'il ne lui convient pas.
















