Normal? Tout à fait! Selon Marie Claude Lamarche, «l'intensité d'une réaction est proportionnelle à l'implication émotionnelle». De même, de l'avis de François St-Père, psychologue spécialisé en thérapie de couple, les irritants sont souvent plus nombreux au sein d'un couple qu'au travail. «Les responsabilités qu'on partage, la sexualité, les tâches ménagères, etc., tout cela peut engendrer des perturbations dans le couple, et ce de façon régulière.» Mais l'équation entre l'engagement émotionnel et les petits écueils de la vie de couple justifie-t-elle qu'on laisse nos gants blancs dans le placard de notre bureau? Non. Bien sûr, on peut laisser poindre notre mauvaise humeur à la maison, baisser le masque, ranger notre sourire Colgate et même brasser la cage de notre conjoint sans nécessairement remettre chaque fois notre couple en question. «On peut penser que l'autre nous acceptera toujours inconditionnellement, dit François St-Père. C'est peut-être vrai, surtout durant les premières années d'une relation, mais, si on lui manque de respect, cela finira nécessairement par avoir un impact négatif, voire fatal, pour le couple.»
Plus gentille avec vos collègues qu'avec votre conjoint?
Au bureau, on est courtoise. Mais, à la maison, on a tendance à ranger la diplomatie au placard. Normal? Oui. Mais pas sans risques...
«Je peux sembler plus gentille avec mes collègues qu'avec mon conjoint, mais c'est seulement parce qu'avec eux je suis moins prompte à m'exprimer quand quelque chose ou quelqu'un me tombe sur les nerfs, dit Karine, 34 ans. Au travail, je préfère éviter les confrontations: les gérer me prendrait trop d'énergie et d'implication émotionnelle.» Avec son conjoint, elle ne fait pas preuve de la même retenue: «Quand quelque chose ne va pas, je le lui dis sans détour, même si cela provoque parfois des flammèches!» Il en va de même pour Marie-Hélène, 40 ans, qui ne se permet pas de «trop se laisser aller» au travail. «On ne peut pas éclater de colère même quand on fulmine à l'intérieur, dit-elle. C'est notre réputation, notre image de professionnelle qui est en jeu. Mais, à la maison, je peux me permettre d'être complètement moi-même. Mon chum me connaît, et il m'aime même quand je suis de mauvaise humeur ou que je m'emporte contre lui.»
Bien entendu, ce n'est pas parce qu'on s'habille pour aller au bureau qu'on enfile une nouvelle personnalité! Néanmoins, pour la plupart d'entre nous, le milieu de travail module, de manière plus ou moins importante, notre façon de nous comporter avec les autres. «Au travail, une certaine retenue s'impose. Ce n'est pas le lieu pour faire étalage de ses émotions, dit la psychologue Marie Claude Lamarche, spécialisée en santé psychologique au travail. En fait, il faut s'oublier un peu pour la cause que l'entreprise dessert.» Il peut bien sûr arriver qu'on sorte de nos gonds, qu'on perde patience et qu'on s'emporte mais, la plupart de temps, on privilégiera une certaine réserve. De plus, outre la réserve implicitement greffée à nos relations de travail, la charge émotionnelle entre collègues est généralement beaucoup moins importante que celle présente dans un couple. Par conséquent, une chose qui nous agacera royalement chez notre amoureux pourra nous laisser indifférente - ou n'inspirer qu'une émotion tiède - dans le cas d'une collègue. «J'ai tendance à m'énerver quand mon conjoint laisse traîner ses affaires, admet Louise, 44 ans. Alors qu'une de mes collègues, dont le bureau est constamment en désordre et qui oublie toujours ses choses ici et là, me fait plutôt rire.»
Normal? Tout à fait! Selon Marie Claude Lamarche, «l'intensité d'une réaction est proportionnelle à l'implication émotionnelle». De même, de l'avis de François St-Père, psychologue spécialisé en thérapie de couple, les irritants sont souvent plus nombreux au sein d'un couple qu'au travail. «Les responsabilités qu'on partage, la sexualité, les tâches ménagères, etc., tout cela peut engendrer des perturbations dans le couple, et ce de façon régulière.» Mais l'équation entre l'engagement émotionnel et les petits écueils de la vie de couple justifie-t-elle qu'on laisse nos gants blancs dans le placard de notre bureau? Non. Bien sûr, on peut laisser poindre notre mauvaise humeur à la maison, baisser le masque, ranger notre sourire Colgate et même brasser la cage de notre conjoint sans nécessairement remettre chaque fois notre couple en question. «On peut penser que l'autre nous acceptera toujours inconditionnellement, dit François St-Père. C'est peut-être vrai, surtout durant les premières années d'une relation, mais, si on lui manque de respect, cela finira nécessairement par avoir un impact négatif, voire fatal, pour le couple.»
Normal? Tout à fait! Selon Marie Claude Lamarche, «l'intensité d'une réaction est proportionnelle à l'implication émotionnelle». De même, de l'avis de François St-Père, psychologue spécialisé en thérapie de couple, les irritants sont souvent plus nombreux au sein d'un couple qu'au travail. «Les responsabilités qu'on partage, la sexualité, les tâches ménagères, etc., tout cela peut engendrer des perturbations dans le couple, et ce de façon régulière.» Mais l'équation entre l'engagement émotionnel et les petits écueils de la vie de couple justifie-t-elle qu'on laisse nos gants blancs dans le placard de notre bureau? Non. Bien sûr, on peut laisser poindre notre mauvaise humeur à la maison, baisser le masque, ranger notre sourire Colgate et même brasser la cage de notre conjoint sans nécessairement remettre chaque fois notre couple en question. «On peut penser que l'autre nous acceptera toujours inconditionnellement, dit François St-Père. C'est peut-être vrai, surtout durant les premières années d'une relation, mais, si on lui manque de respect, cela finira nécessairement par avoir un impact négatif, voire fatal, pour le couple.»
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