«Je gère, il exécute. À quand un peu d'autonomie?»
Véronique, 26 ans, chargée de mission dans un poste diplomatique
Maxim, 27 ans, chef de produits dans une entreprise en haute technologie
Parents d'Annabelle et Victoria, des jumelles de 2 ans

Comment ils fonctionnent
Véronique s'occupe de la répartition des tâches, des achats et des corvées, et Maxim met l'épaule à la roue quand elle le lui demande. Sur le mur de la cuisine, un calendrier rappelle la plupart des tâches ménagères, les rendez-vous importants et même les journées pour les ordures. Véronique espérait que cela motiverait Maxim à participer davantage aux tâches, mais ce dernier n'aime pas les travaux dirigés et ignore le calendrier. Véronique a l'impression qu'elle doit toujours tout lui rappeler et que, si elle ne lui demande pas d'exécuter une tâche précise, il ne le fera pas par lui-même. «La mère de Maxim restait à la maison, et plusieurs tâches étaient remplies sans qu'il s'en rende compte. Si je ne lui dis pas qu'on doit épousseter, il ne le fait pas. On dirait que cela ne fait pas partie de sa conception du ménage», raconte Véronique.

Ce qui pose problème
Comme ils sont tous deux fort occupés avec le travail et les enfants, Véronique assure que le calendrier est essentiel. Mais elle est la seule à le tenir à jour et à le consulter. «J'aimerais que Maxim prenne davantage d'initiatives, que je n'aie pas constamment à lui dire quelle est la prochaine tâche à accomplir», dit-elle. De son côté, Maxim a fait savoir à Véronique qu'une méthode trop rigide, tel le calendrier, lui enlève l'envie de s'impliquer dans l'organisation. «J'ai besoin de décider, moi, quand je veux effectuer une tâche», explique-t-il.
De plus, Maxim occupe un poste qui l'amène à voyager fréquemment à l'extérieur du pays, et Véronique se retrouve rapidement débordée les jours où elle est seule.

Si on vit la même situation que Véronique et Maxim, nos experts conseillent de...
  • Trier les tâches selon nos préférences. Même en ménage, on a des goûts. Claudie Arsenault propose au couple un petit exercice: sur une même feuille, chacun note d'une couleur différente les tâches qu'il préfère. «La division du travail sera sûrement plus facile ainsi», dit-elle.
  • Transférer les tâches... et l'autonomie qui va avec. Une fois les tâches attribuées, on laisse l'autre décider comment il les exécutera. «Par exemple, on peut suggérer qu'une de nos tâches soit répartie sur plusieurs jours. Chacun trouve sa façon de faire», explique Sophie Legault.
  • Troquer le calendrier pour la liste. Au lieu d'un horaire rigide, Laurie Betito propose d'établir une liste de tâches pour une semaine. «Et quelle motivation de rayer ce qui est fait!»
  • Prévoir un plan B. Pendant les absences de Maxim, Claudie Arsenault suggère de diminuer les tâches, soit en s'organisant à l'avance (faire une plus grosse épicerie la semaine précédente), soit en laissant de côté les tâches non urgentes.
  • Jumeler travail et plaisir. Si on manque de motivation, on associe un petit plaisir à chaque tâche ménagère. Par exemple, on regarde notre téléroman préféré lorsqu'on a terminé de plier les vêtements, propose Claudie Arsenault. Ainsi, le ménage est moins associé à l'idée de corvée.

    Ce qu'en pensent Véronique et Maxim
    Ils sont d'accord pour une plus grande flexibilité et vont tenter de fonctionner avec une liste. S'il peut décider quand et comment il accomplira ses tâches, Maxim croit qu'il aura davantage envie de s'impliquer. «Je préfère avoir un plan de ce que j'ai à faire, mais sans échéance fixe», explique-t-il. Véronique pense aussi mettre la pédale douce pendant les voyages de Maxim.