«Pour ma part, je n'en voyais pas l'urgence, je trouvais qu'on était bien comme ça. Le 1er janvier 1998, Sylvain est revenu à la charge. Cette fois-ci, ça y était! Ce serait le 5 juin. J'avais maintenant envie de marquer notre union devant tout le monde. Et nous pensions que c'était préférable, pour nos enfants, de légaliser notre situation.»
Nous ne voulions pas d'une fête conventionnelle, solennelle et austère
«Sylvain, au début, souhaitait garder ça intime, avec une cérémonie au Palais de justice, sans réception. Comme je tenais quand même à célébrer avec nos proches même si nous ne voulions pas investir une tonne d'argent, nous avons donc organisé un souper communautaire dans un café du quartier, avec des jeux et de la danse. On a tout fait, tout organisé de A à Z.»
Mon Joe, ma lurette, au Palais de justice…
«Les seuls convives étaient mes beaux-parents, nos témoins et les enfants, puisque ma famille vit en France. La cérémonie a été jonchée de péripéties. D'abord, nous avions ajusté la caméra à la hauteur des invités. Or, en arrivant, le procureur nous a dit: «Levez-vous!» Constatant que nous aurions la tête coupée sur la vidéo, nous avons été pris d'un fou rire qui n'a plus cessé! Les enfants faisaient tout un bazar dans les rideaux et couraient partout. Et pendant toute la cérémonie, on entendait les paroles de la chanson que nous avions choisie, Mon Joe, ma lurette: «Faut changer de maîtresse, mon Joe…» Si cette chanson nous rappelait ma découverte du Québec et de notre amour, il fallait voir la tête du procureur! À la sortie du Palais de justice, Sylvain s'est écrié: «Je voudrais qu'on soit 300!» Heureusement, j'avais insisté pour qu'on invite les amis pour une petite fête, qui a finalement réuni 50 personnes au café communautaire.»


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