Mamans, n'écoutez pas ces vieux conseils!
Les futures mamans ont à peine le bedon rebondi que tout un chacun y va de ses conseils. En voici 12 qui n'ont plus leur raison d'être.
Pendant sa grossesse, Sophie avait signalé son intention d'allaiter son bébé. Ses tantes et sa propre mère ne se sont pas gênées pour exprimer leurs doutes sur ses talents de nourrice en raison de sa petite poitrine. «Les premières semaines, Thomas était presque constamment accroché à mon sein, raconte-t-elle. Ma mère n'en revenait pas. Elle me disait que ce n'était pas normal et que je n'avais sûrement pas assez de lait. J'ai douté, mais j'ai persévéré et j'ai allaité mon fils pendant six mois. C'est un bébé en pleine santé!» Pas facile d'évaluer la pertinence des commentaires qui nous viennent des générations précédentes. Des intervenantes en périnatalité nous donnent l'heure juste sur 12 idées préconçues ou conseils d'une autre époque.
Avec tes petits seins, tu ne seras pas une bonne nourrice
Dans l'imaginaire collectif, la bonne nourrice a des seins généreux. Dans la réalité, la grosseur de la poitrine n'affecte en rien la production de lait. «Les femmes ont toutes la même quantité de glandes mammaires, responsables de la sécrétion du lait», indique la Dre Élisabeth Rousseau-Harsany, pédiatre au CHU Sainte-Justine et porte-parole de la Société canadienne de pédiatrie. «Ce qui fait la différence entre les petits et les gros seins, c'est le tissu graisseux.»
Liette Boucher, infirmière et consultante en allaitement au Centre de santé et de services sociaux de Sherbrooke, déplore le fait que ce mythe soit encore répandu. «Des femmes mettent souvent en doute leur capacité d'allaiter parce qu'on leur a mis en tête qu'elles n'avaient pas les seins assez gros. Ce qui stimule la production de lait, c'est la fréquence à laquelle le bébé va au sein et l'efficacité des tétées (bonne prise du mamelon et bonne succion). Je rencontre régulièrement des femmes aux seins menus qui produisent du lait en abondance!»
Tu dois imposer un horaire d'allaitement
«Au Québec, on a presque abandonné l'allaitement durant deux générations», note Valéry Annie Gaudreault, accompagnante et formatrice au Centre de maternité Mère et Monde, un organisme qui offre des services d'accompagnement à la naissance et des cours prénataux. «Quand on a recommencé à préconiser cette pratique, on se basait sur l'expérience du biberon pour dire qu'il fallait donner le sein aux quatre heures.» Or, un bébé boit de 8 à 12 fois par jour, parfois jusqu'à l'âge de 6 mois. C'est normal qu'il soit souvent au sein. «La régularité s'installe progressivement au fil des mois, précise Liette Boucher, notamment quand on commence à introduire les aliments solides.»
Pour savoir à quel moment allaiter, «ne regardez pas votre montre, mais votre petit, conseille Mme Boucher. Observez les signes qui indiquent qu'il a faim. S'il tourne la tête vers le sein, porte les mains à son visage ou tète son poing, c'est le moment de l'allaiter. Idéalement, il faut le mettre au sein avant qu'il ne pleure.» Un nourrisson en pleurs, fatigué et agité ne boira pas aussi bien qu'un bébé calme et éveillé.
Tu prends ton bébé dès qu'il pleure? Tu le gâtes!
Marlene Lavoie est intervenante périnatale aux Relevailles de Montréal, un organisme communautaire qui soutient les parents relativement à la grossesse et aux soins du nourrisson. À son avis, il s'agit d'un des principaux mythes à détruire. «Il y a quelques années, on pensait que le fait de prendre beaucoup les bébés allait en faire des enfants accrochés aux jupes de leur mère, dit-elle. Or, c'est tout le contraire. Les poupons qui sont rassurés rapidement deviennent plus autonomes et plus confiants.» Nicole Lessard, infirmière en chef en maternité au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), abonde dans ce sens. «Répondre rapidement aux pleurs de notre bébé développe son lien d'attachement avec nous. Plus ce lien est solide, plus l'enfant aura plus tard la sécurité nécessaire pour s'éloigner et prendre de la distance.»La Dre Rousseau-Harsany ajoute qu'on ne gâte jamais les poupons. «Plus on est à l'écoute de son bébé - plus on le berce, l'embrasse, le chouchoute -, plus on en fait un enfant calme et serein.»
Avec tes petits seins, tu ne seras pas une bonne nourrice
Dans l'imaginaire collectif, la bonne nourrice a des seins généreux. Dans la réalité, la grosseur de la poitrine n'affecte en rien la production de lait. «Les femmes ont toutes la même quantité de glandes mammaires, responsables de la sécrétion du lait», indique la Dre Élisabeth Rousseau-Harsany, pédiatre au CHU Sainte-Justine et porte-parole de la Société canadienne de pédiatrie. «Ce qui fait la différence entre les petits et les gros seins, c'est le tissu graisseux.»
Liette Boucher, infirmière et consultante en allaitement au Centre de santé et de services sociaux de Sherbrooke, déplore le fait que ce mythe soit encore répandu. «Des femmes mettent souvent en doute leur capacité d'allaiter parce qu'on leur a mis en tête qu'elles n'avaient pas les seins assez gros. Ce qui stimule la production de lait, c'est la fréquence à laquelle le bébé va au sein et l'efficacité des tétées (bonne prise du mamelon et bonne succion). Je rencontre régulièrement des femmes aux seins menus qui produisent du lait en abondance!»
Tu dois imposer un horaire d'allaitement
«Au Québec, on a presque abandonné l'allaitement durant deux générations», note Valéry Annie Gaudreault, accompagnante et formatrice au Centre de maternité Mère et Monde, un organisme qui offre des services d'accompagnement à la naissance et des cours prénataux. «Quand on a recommencé à préconiser cette pratique, on se basait sur l'expérience du biberon pour dire qu'il fallait donner le sein aux quatre heures.» Or, un bébé boit de 8 à 12 fois par jour, parfois jusqu'à l'âge de 6 mois. C'est normal qu'il soit souvent au sein. «La régularité s'installe progressivement au fil des mois, précise Liette Boucher, notamment quand on commence à introduire les aliments solides.»
Pour savoir à quel moment allaiter, «ne regardez pas votre montre, mais votre petit, conseille Mme Boucher. Observez les signes qui indiquent qu'il a faim. S'il tourne la tête vers le sein, porte les mains à son visage ou tète son poing, c'est le moment de l'allaiter. Idéalement, il faut le mettre au sein avant qu'il ne pleure.» Un nourrisson en pleurs, fatigué et agité ne boira pas aussi bien qu'un bébé calme et éveillé.
Tu prends ton bébé dès qu'il pleure? Tu le gâtes!
Marlene Lavoie est intervenante périnatale aux Relevailles de Montréal, un organisme communautaire qui soutient les parents relativement à la grossesse et aux soins du nourrisson. À son avis, il s'agit d'un des principaux mythes à détruire. «Il y a quelques années, on pensait que le fait de prendre beaucoup les bébés allait en faire des enfants accrochés aux jupes de leur mère, dit-elle. Or, c'est tout le contraire. Les poupons qui sont rassurés rapidement deviennent plus autonomes et plus confiants.» Nicole Lessard, infirmière en chef en maternité au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), abonde dans ce sens. «Répondre rapidement aux pleurs de notre bébé développe son lien d'attachement avec nous. Plus ce lien est solide, plus l'enfant aura plus tard la sécurité nécessaire pour s'éloigner et prendre de la distance.»La Dre Rousseau-Harsany ajoute qu'on ne gâte jamais les poupons. «Plus on est à l'écoute de son bébé - plus on le berce, l'embrasse, le chouchoute -, plus on en fait un enfant calme et serein.»
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- Trois idées d'une autre époque
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- 5 mauvais conseils
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- Trucs mamans sans fondement
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- Carnet d'adresses pour maman
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