Nos voisins peuvent nous faciliter la vie, comme ils peuvent carrément nous l'empoisonner. Voici quelques spécimens qui peuvent nous donner du fil à retordre, et des conseils pour les apprivoiser.
Par Josée Larivée
Le bruyant Son système audio crache, ses amis parlent fort et sa voiture fait un boucan d'enfer. Ses partys de piscine finissent toujours tard et ses trois chiens jappent dès qu'on met le pied sur notre pelouse.
Comment le reconnaître: difficile de le rater! C'est lui qui nous tient éveillée une bonne partie de la nuit et fait comme si de rien n'était quand on le croise le lendemain. On aime bien: on peut continuer nos rénos jusque tard dans la soirée. Les autres voisins penseront que c'est lui, ou ils n'entendront rien, car sa musique enterre n'importe quelle scie mécanique. On aime moins: nos petites soirées tranquilles risquent à tout moment d'être ruinées par un vrombissement de moteur ou un hymne heavy metal. Pour mieux vivre à ses côtés
L'approche directe n'est peut-être pas le meilleur moyen de s'y prendre avec lui. «Attendre le bon moment peut faire toute la différence, suggère Nadine Maltais, agente de liaison du Réseau québécois de villes et villages en santé et responsable québécoise de la Fête des voisins. Plutôt que d'aller frapper à sa porte (c'est très agressant et on risque de ne pas être écoutée), on commence par se saluer et favoriser les petits échanges.» Une fois le lien établi, on aborde gentiment le sujet.
Si on partage un immeuble en location, notre meilleur recours, selon Jean-Pierre Le Blanc, porte-parole de la Régie du logement, est d'en parler au proprio, car c'est à travers lui que les plaintes peuvent être adressées à la Régie: «Le propriétaire peut demander une résiliation de bail et l'expulsion du locataire si celui-ci empêche les autres d'avoir la jouissance paisible de leur domicile.»
Si on est proprios tous les deux et que la communication ne donne rien, il reste les recours légaux. «Les policiers peuvent intervenir contre le bruit, mais c'est tout», note Nathalie Lavoie, agent socio-communautaire du SPVM. La prochaine étape? À moins de déménager, les experts nous recommandent de contacter l'aide juridique ou un avocat pour examiner nos recours.