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Quand un nouveau patron débarque
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C'était le bonheur au boulot... jusqu'à ce qu'un nouveau patron arrive. Depuis, les règles ont changé, et nos habitudes sont chambardées. Comment s'adapter?
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Par Lisa Marie Noël
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Malgré tous nos efforts, ça ne clique toujours pas? «Pendant cette période difficile, je conseille aux employés de penser à eux. Si on fait plusieurs tentatives et que ça ne fonctionne pas, c'est frustrant. Il faut se libérer l'esprit, faire du sport ou une autre activité afin que le travail n'envahisse pas toute sa vie», conseille Mme Bareil.
«Normalement, un bon gestionnaire doublé d'un bon leader devrait être capable de lire la réalité et de s'adapter en conséquence», soutient M. Brunet. Cela ne nous empêche pas d'intervenir si les relations sont tendues avec notre supérieur ou si les nouvelles procédures qu'il a implantées sont inefficaces. Il faut alors lui en parler. «On ne va pas le voir dans l'optique d'une confrontation. On doit vraiment souhaiter trouver une solution. On identifie le problème et on lui propose deux ou trois solutions. Puis, on discute des avantages et des inconvénients de chacune, ainsi que de de leur efficacité. On provoque la discussion», suggère Mme Bareil. Il peut arriver que, après plusieurs ajustements et maintes discussions, on s'aperçoive qu'entre notre nouvelle patronne et nous ce n'est plus possible. C'est à cette conclusion qu'est arrivée Isabelle après quelques mois. Sa nouvelle supérieure la submergeait de travail, exigeant qu'elle effectue des tâches qu'elle n'accomplissait plus depuis belle lurette tout en ajoutant à sa charge des responsabilités dans lesquelles elle avait peu d'expérience. Au bureau, les commérages allaient bon train, et les critiques envers la patronne pleuvaient... à couvert. Dans cette ambiance lourde, Isabelle a frôlé le burn-out. Elle pleurait tous les matins et se sentait misérable. Mais elle n'osait pas aborder le sujet avec la principale intéressée. Un an à peine après avoir déniché ce qu'elle croyait être l'emploi de ses rêves, elle a abandonné sa carrière en relations publiques.
«Évidemment, personne ne souhaite perdre son emploi. Toutefois, quand la culture d'entreprise et les orientations de notre employeur changent, il est possible qu'on n'y ait plus notre place. On ne peut pas se forcer à cadrer avec de nouveaux objectifs qui ne nous conviennent pas. On risque d'être malheureux au travail», note Mme Roy.
Si on n'a aucun contrôle sur notre patron, on en a un sur notre carrière. Quand les difficultés menacent la qualité de notre travail et notre satisfaction à l'accomplir, on peut se tourner vers le service des ressources humaines. Si la taille de l'entreprise le permet, on peut même envisager une mutation dans un autre service. Mais malgré nos efforts, il est possible que la meilleure solution soit de chercher un autre emploi - et un autre patron! - qui corresponde mieux à nos valeurs et à nos aspirations.
Pour aller plus loin Gérer le volet humain du changement, par Céline Bareil, Les Éditions Transcontinental et Les Éditions de la Fondation de l'entrepreneurship, 2004, 213 p., 29,95 $. Le pouvoir de la résilience, par Robert Brooks et Sam Goldstein, Les Éditions de l'Homme, 2006, 368 p., 27,95 $. Magali Legault. Sous l'onglet «Revue de presse», on trouve les capsules audio de cette consultante en milieu de travail, qui traitent de plusieurs thèmes liés à la vie professionnelle et à la gestion du changement.
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