Mes patrons se contredisent Ce genre de situation survient lorsque deux patrons font bande à part et ne se consultent pas, explique Martine Lemonde, directrice des services professionnels chez Brisson Legris et Associés, une firme de consultants en évaluation et en gestion de carrière. «L'employé reçoit deux messages contradictoires. Quoi qu'il fasse, il sait qu'il va déplaire à l'un de ses patrons. Il peut avoir peur de créer un conflit entre eux s'il signale le problème. Et un des gestionnaires peut conclure à tort que l'employé n'en fait qu'à sa tête.» Que faire? D'abord, on devrait noter les incohérences dans les directives qu'on a reçues, conseille Martine Lemonde. Ensuite, on rencontrera nos deux supérieurs, ensemble, pour leur exposer les faits. On devrait leur expliquer concrètement les répercussions de la situation sur nous et sur notre rendement (exemple: «Cela m'oblige souvent à recommencer certaines tâches, ce qui retarde le travail de l'équipe et me stresse beaucoup»). De cette façon, ses patrons ne se sentiront pas placés en confrontation et réaliseront que, s'ils ne s'entendent pas, en bout de ligne, ce sont eux qui seront pénalisés. «Si, après entente, la situation se reproduit, on n'hésite pas à répéter l'opération», dit Martine Lemonde.
Deux de mes collègues ne se parlent plus Choc de personnalités, responsabilités mal définies, mauvaises conditions de travail: plusieurs facteurs peuvent ouvrir la porte au conflit. Le malheur, c'est que, si deux collègues boudent dans leur coin, le climat de travail général en prend pour son rhume, dit Ghislaine Labelle, conseillère en ressources humaines agréée et présidente du Groupe Conseil SCO, une firme spécialisée en développement organisationnel et en gestion des ressources humaines. «Tôt ou tard, les deux personnes vont chercher des appuis auprès d'autres collègues. Cela mène à la formation de clans. Puis, à la vitesse grand V, le conflit personnel se transformera en conflit d'équipe.» Que faire? Comme collègue, on ne peut régler la situation à leur place. Mais on peut les inciter à réagir en leur expliquant que la situation affecte le climat de travail et en les invitant à chercher de l'aide. Auprès de qui? De leur supérieure. Car c'est à elle d'agir comme médiatrice, et sans tarder, souligne Ghislaine Labelle. D'abord, elle rencontre les collègues individuellement pour identifier le différend, les besoins de chacune et les compromis possibles. Puis, à trois, elles cherchent des solutions. Si elles n'arrivent pas à trouver un terrain d'entente, c'est à la supérieure de trancher. Il faudra sans doute du temps pour que les relations reviennent au beau fixe, mais leur supérieure peut les rencontrer régulièrement au cours des semaines suivantes pour s'assurer que le conflit est bien réglé.
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