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NOUVELLE
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Soulager la douleur chronique
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Incessante, invalidante et souvent invisible, la douleur chronique a longtemps été taboue. Depuis quelques années, elle est mieux connue, plus étudiée et davantage soignée.
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Par Julie Leduc
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Les causes de la maladie chronique sont multiples, explique la Dre Boulanger. «Elle peut être associée à une maladie évolutive ou dégénérative comme l'arthrite, l'arthrose et la sclérose en plaques. Dans d'autres cas, elle origine d'un accident ou d'une chirurgie qui ne guérit pas normalement. D'autres problèmes médicaux, comme le zona, la fibromyalgie, la migraine, la névralgie du trijumeau et la lésion de certains nerfs, entraînent aussi de la douleur chronique. Une autre cause de douleur chronique, la douleur neuropathique, survient à la suite d'une lésion ou d'une dysfonction nerveuse.
«Il peut arriver qu'on se brûle le doigt, que la peau guérisse, mais que la douleur persiste, illustre la Dre Marie-Chantal Côté, anesthésiologiste au centre antidouleur de l'Hôtel-Dieu de Lévis. Dans ce cas, un relais dans notre système nerveux a été tellement stimulé qu'il continue à envoyer un message de douleur même si tout est redevenu normal.» Des nerfs sectionnés ou endommagés lors de chirurgies ou d'accidents peuvent avoir le même effet. «Par exemple, 30 % des femmes qui subissent une ablation d'une tumeur au sein développent une douleur chronique, souvent parce que des petits nerfs ont été endommagés lors de l'intervention», ajoute la Dre Boulanger.
Davantage reconnue Longtemps occultée pour des raisons religieuses (il fallait souffrir en silence pour préparer son ciel), la douleur est heureusement davantage prise au sérieux de nos jours. «Les médecins sont plus sensibles à la douleur, observe le Dr Cloutier. D'ailleurs, une des plus importantes associations scientifiques sur le sujet, l'International Association for the Study of Pain (IASP), milite pour que la douleur chronique soit reconnue comme une maladie en soi.»
Irène Couture, aimerait, elle aussi, que la douleur chronique soit reconnue comme un problème de santé majeur. Mme Couture, dont certaines racines nerveuses ont été endommagées de manière irréversible à la suite d'une compression de la moelle épinière, souffre de douleur chronique depuis sept ans. Elle a participé à la fondation de l'Association québécoise de douleur chronique, un organisme de patients qui vise à sensibiliser la population à la douleur chronique et à améliorer les services des personnes atteintes, et dont elle est vice-présidente. «On demande aux gouvernements d'améliorer l'accès aux soins en douleur chronique, indique-t-elle. On souhaite aussi parfaire la formation universitaire des futurs médecins sur la douleur afin qu'ils soient mieux outillés pour aider les patients en première ligne.» On compte une vingtaine de cliniques de la douleur au Québec, dont sept à Montréal, deux à Québec et une à Sherbrooke.
De l'aide professionnelle L'Association québécoise de la douleur les répertorie sur son site Internet sous l'onglet «Liste des cliniques». Généralement liées à un hôpital, elles offrent les services d'une équipe multidisciplinaire spécialisée dans le traitement de tous les types de douleur chronique. Une équipe de thérapeutes (incluant généralement médecins, psychologues, physiothérapeutes et infirmières) y travaille de concert avec le patient pour l'aider à soulager sa douleur, mais aussi à mieux vivre avec elle. À la différence d'une rencontre avec un médecin généraliste, la consultation en clinique de douleur permet de rencontrer des professionnels dont c'est la spécialité. On doit cependant être référé par notre médecin pour y obtenir une consultation. Et il faut se montrer patient.
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