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NOUVELLE
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Retarder la dégénérescence du cerveau
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Quels sont les facteurs déterminants pour conserver la majeure partie de ses facultés au troisième âge?
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Par Pam Harrison; traduction: Louise Lemire
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L'activité physique figure également au nombre des facteurs qui influencent le vieillissement cérébral. On dit que les gens qui demeurent actifs tout au long de leur vie sont de 7 à 14 ans plus «jeunes» sur le plan cognitif que les personnes sédentaires du même âge, explique le Dr Chertkow. En réduisant le risque d'hypertension, de maladie cardiovasculaire et de diabète, l'activité physique aide à prévenir l'ischémie transitoire (c'est-à-dire de mini-accidents cérébrovasculaires affectant le flux sanguin au cerveau), qui peut être à la source d'un certain type de démence.
Qu'en est-il du régime alimentaire et des suppléments? À ce chapitre, les données sont moins évidentes. Actuellement, rien ne permet de conclure qu'un supplément alimentaire (vitamine E, ginkgo biloba, ginseng, acide folique ou tout autre produit censé améliorer la mémoire ou prévenir la régression cognitive) soit réellement efficace. D'ici à ce que la recherche ait confirmé ou infirmé l'utilité de ces produits, le Dr Chertkow estime qu'une alimentation riche en légumes-feuilles verts (tels les épinards) ne peut faire de tort à nos facultés intellectuelles... tout en étant assurément excellente pour notre santé physique.
Il semblerait que la personnalité ait aussi son influence sur la mémoire. Hélas, si on peut modifier assez facilement nos habitudes alimentaires ou notre niveau d'activité physique, il n'en va pas de même pour le tempérament. Les personnes qui ont une bonne capacité d'adaptation au changement auront tendance à mieux vieillir sur le plan mental, comparativement aux personnalités moins souples. Celles qui ont de la facilité à se lier d'amitié seront également plus susceptibles de conserver leur bonne forme intellectuelle que les solitaires. «Les gens qui bénéficient d'un bon réseau d'amis vieillissent mieux que ceux qui ont peu de contacts sociaux», selon le Dr Chertkow.
Il semble également y avoir un lien entre l'humeur et la perte de mémoire. Selon la Dre Grady, même si une attitude positive ne prévient probablement pas les changements dans notre cerveau affectant la mémoire, elle pourrait nous aider à tirer profit au maximum des capacités que nous avons. De même, nous avons peut-être plus de facilité à nous rappeler des événements négatifs que positifs, dit la Dre Grady. «Même si la mémoire des personnes âgées est moins stimulée que celle des jeunes par les souvenirs malheureux», précise la Dre Grady.
Dernier facteur mais non le moindre: le stress. Il n'y a pas que la dépression et l'anxiété qui aient des conséquences néfastes sur la mémoire. Il existe aussi un lien entre le stress chronique (celui par exemple d'une mère vivant de l'aide sociale qui doit nourrir et élever seule ses enfants) et le rétrécissement de l'hippocampe. «Il n'est donc pas surprenant que constater que les personnes qui sont dans un état de tension permanente aient une moins bonne mémoire», note le Dr Chertkow, qui a observé dans sa pratique que les problèmes de mémoire diminuent quand le stress décroît.
S'il est difficile, voire impossible, de changer notre personnalité ou notre bagage génétique, il reste qu'on peut agir sur certains facteurs pour garder notre cerveau en santé le plus longtemps possible, conclut la Dre Grady. «Même en l'absence d'arguments prouvant de manière irréfutable les bénéfices de l'activité physique et mentale, nous avons tout à gagner en demeurant actifs. Il y a tant d'aspects de notre vie sur lesquels nous n'exerçons aucun contrôle. Nous aurions tort de ne pas prendre notre santé en main quand nous le pouvons.»
Source: Vivre en santé, partenaire de Coupdepouce.com
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