|
|
|
NOUVELLE
|
 |
|
|
|
|
|
|
Qu'est-ce qui vous empêche de dormir?
|
 |
|
La nuit, on compte des moutons plus souvent qu'à notre tour? Qu'on se rassure, il existe des moyens pour contrer ce problème.
|
|
|
Par Anne-Christine Schnyder
|
|
|
|
 |
Dormir est essentiel à notre santé mentale et physique. De fait, un manque chronique de sommeil nuit à la concentration et engendre des troubles de mémoire en plus de rendre moins vigilant et plus susceptible d'avoir des accidents. Cela réduit aussi notre énergie, affecte notre humeur, nous rend plus sensible aux virus et plus lente à guérir. Bref, on a tout intérêt à faire nos nuits... et de bonnes nuits! Plus facile à dire qu'à faire: «Au moins 20 % des gens rapportent des troubles de sommeil chroniques», révèle Diane Boivin, directrice du Centre d'étude et de traitement des rythmes circadiens à l'hôpital Douglas.
Les rouages du sommeil Le sommeil est de trois types: lent-léger, lent-profond et paradoxal. Leur enchaînement forme un cycle d'environ 90 minutes. Au cours de la nuit, plusieurs cycles se succèdent, ponctués de micro-éveils de 3 à 15 secondes qui n'aboutissent normalement pas à un éveil complet. Le sommeil lent-léger va de l'endormissement au sommeil léger. Il occuperait environ 50 % de la nuit. Durant cette phase, on est encore très sensible aux stimuli extérieurs et le moindre bruit peut nous réveiller. Le sommeil lent-profond prédomine en début de nuit. Durant cette phase, on réagit peu aux bruits ambiants. «On s'est aperçus que le sommeil lent-profond est associé à la sensation de fraîcheur le matin et de satisfaction face au sommeil», remarque le Dr Pierre Mayer, pneumologue et directeur de la Clinique du sommeil du CHUM Hôtel-Dieu. Quant au sommeil paradoxal, c'est le type durant lequel on rêve le plus intensément. Cette phase, qui occuperait environ 25 % de nos nuits, est utile pour la mémoire et pour la consolidation des apprentissages.
À chacun son rythme «Toutes les phases du sommeil sont importantes», souligne Roger Godbout, directeur du Laboratoire de recherche sur le sommeil de l'hôpital Rivière-des-Prairies. Sa durée, sa continuité, son organisation aussi. «Un sommeil qui n'est pas suffisamment profond ou qui contient trop d'éveils, c'est un mauvais sommeil», résume la Dre Boivin. «Il y a bien sûr des paramètres de normalité, qui varient d'une personne à l'autre (quantité de sommeil profond et paradoxal, fragmentation du sommeil, nombres d'éveils, etc.), mais le critère de qualité, c'est de se sentir rafraîchi et reposé au réveil», estime le Dr Mayer. Quant au fait d'être une petite, un moyenne ou une grosse dormeuse, cela est en partie génétiquement déterminé, avancent les spécialistes interrogés, tout comme le fait d'être une couche-tard ou une lève-tôt. Nos besoins en sommeil changent en fonction de notre âge. Plus on vieillit, plus la quantité de sommeil profond diminue pour disparaître presque totalement vers 50-55 ans. Le sommeil devient léger, et les éveils, nombreux. «Chez les personnes âgées, le sommeil se distribue différemment, explique Roger Godbout. Elles dorment peu la nuit, ce qui est normal, et se réveillent tôt, mais, comme elles font souvent des siestes le jour, elles fonctionnent très bien.»
|
 |
|
|
 |
|
|
|
|
|
autres articles |
|
|
|
|
|
|
Recevez GRATUITEMENT le numéro spécial "Coup de Pouce/Parents Enfants". CLIQUEZ ICI!
Sites partenaires
|
|
|