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NOUVELLE
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Prévenir le VPH
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La récente recommandation du Comité sur l'immunisation du Québec de vacciner toutes les fillettes de neuf et dix ans contre le VPH (une infection transmise sexuellement) soulève énormément de questions. On fait le point.
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Par Danielle Arsenault
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Par contre, il y a d'autres formes de VPH qui ont des conséquences plus alarmantes car elles peuvent engendrer des lésions précancéreuses, le cancer du col de l'utérus et d'autres types de cancers (anus, vagin, pénis, larynx et bouche).
En fait, les études révèlent que les infections au VPH sont le principal facteur de risque du cancer du col de l'utérus. Ce cancer vient au douzième rang des cancers les plus fréquents chez les femmes canadiennes de tous âges et au troisième rang chez les femmes de 20 à 49 ans. En 2007, au Canada, près de 1350 nouveaux cas de cancer du col utérin ont été identifiés et près de 400 femmes vont éventuellement en mourir. Au Québec, chaque année, plus de 300 femmes reçoivent un tel diagnostic et 80 d'entre elles en meurent. Parce que ce type d'infection est asymptomatique, toutes les femmes doivent passer une cytologie vaginale annuelle (test de Pap) car c'est la seule façon de détecter des changements ou anomalies des cellules du col de leur utérus. Par ailleurs, comme le VPH peut devenir actif plusieurs années après l'infection initiale, on recommande aux femmes, même si elles ne sont plus actives sexuellement, de poursuivre leur examen cytologique annuel.
Prévention et dépistage Les pratiques sexuelles protégées, grâce au port du condom et la réduction du nombre de partenaires, peuvent aider à réduire les risques de contracter le VPH ou de le transmettre à son partenaire. Toutefois, le condom n'offre pas une protection totale. Au Canada, il existe un vaccin qui prévient certains types du VPH. On recommande aussi aux personnes sexuellement actives de passer un examen physique annuel et d'aviser leur médecin si elles trouvent des verrues. Toutefois, il est possible que les verrues et condylomes passent inaperçus lorsqu'ils sont petits ou localisés à un endroit qui n'est pas visible, comme à l'intérieur du rectum, par exemple. Un test de dépistage du VPH auprès des femmes est possible, mais il n'est pas couvert par la Régie de l'assurance maladie du Québec car son coût est actuellement trop élevé. Les femmes doivent donc défrayer elles-mêmes les frais liés à ce test.
Traitement Il n'existe pas de traitement spécifique contre les infections au VPH. Comme c'est un virus, il n'est pas éliminé par les antibiotiques. On traite plutôt ses effets: on peut éliminer les verrues visibles avec des crèmes ou gelées pharmaceutiques ou par excision chirurgicale avec la cryothérapie (application du froid), l'électrochirurgie (courant électrique) ou la thérapie au laser. À noter que les verrues peuvent réapparaître spontanément après le traitement.
Quant aux cellules anormales du col de l'utérus, décelées lors d'une cytologie vaginale, plusieurs options peuvent être envisagées: nouveau test de dépistage quelques mois plus tard, dépistage de l'ADN du VPH, colposcopie ou chirurgie. Il est important de spécifier que la découverte de telles cellules ne signifie pas automatiquement la présence d'un cancer. Fort heureusement, un grand nombre de ces infections disparaissent sans traitement et seulement un petit pourcentage de celles-ci se transforme en cancers.
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