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NOUVELLE
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Parfaite... ou parfaitement misérable?
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À trop vouloir que tout soit parfait, y compris soi-même, on risque de se retrouver à bout de souffle. En effet, la recherche de la perfection se paye. Et le prix est parfois très élevé.
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Par Isabelle Bergeron
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Source de bien des maux Le mauvais perfectionnisme, celui qui est toxique, en plus de générer des émotions négatives, peut déboucher sur des troubles beaucoup plus sévères», indique Frédéric Fanget. Dans Perfectionnism: Theory, Research and Treatment, une étude publiée en 2002, les chercheurs canadiens Gordon Flett et Paul Hewitt ont montré que les perfectionnistes subissaient un stress constant qui les rendait plus vulnérables à des problèmes d'ordre physique, émotionnel et relationnel, tels des douleurs chroniques, des conflits conjugaux, des troubles alimentaires, des troubles compulsifs-obsessionnels, la dépression, etc. Des conséquences néfastes qui sont, à bien y réfléchir, à l'opposé même de la perfection!
Malheureusement, pour plusieurs personnes, le problème aura sérieusement dégénéré avant qu'elles prennent conscience de l'impact néfaste de leur impossible quête. C'est ce qui est arrivé il y a quatre ans à Carole, 42 ans, cadre dans une institution financière. «J'ai fait une dépression, dit-elle. Moi qui travaillais 70 heures par semaine, je me suis retrouvée sur le carreau presque du jour au lendemain!» Le décès de sa mère a sans doute constitué l'élément déclencheur, mais Carole sait aujourd'hui que sa tendance à en donner plus que ce qu'on exigeait d'elle avait préparé le terrain. «Je pouvais passer des soirées entières à refaire le même travail parce que j'y trouvais toujours un défaut. J'étais souvent épuisée, mais c'était plus fort que moi!» Perfectionniste principalement dans son travail, Carole essaie aujourd'hui d'en exiger moins d'elle-même, s'obligeant à quitter le bureau à 18h au plus tard et prenant davantage soin d'elle, par exemple en s'offrant régulièrement des moments de détente et de loisir.
«Un perfectionniste ne deviendra jamais quelqu'un de brouillon, souligne Frédéric Fanget. Mais il peut faire en sorte d'atténuer son perfectionnisme de façon à gagner une meilleure qualité de vie.» Il est également possible de prévenir les conséquences plus importantes, comme une dépression ou des troubles alimentaires, en étant à l'écoute des signes avant-coureurs. «Si on n'est jamais contente de ce qu'on fait, qu'on se sent souvent déprimée et qu'on vit constamment un grand stress, il est important d'agir», prévient Isabelle Boivin.
Pour lire la suite de cet article, consultez l'édition de septembre du magazine Coup de pouce. Vous pouvez également nous livrer votre opinion, en utilisant la fonction «COMMENTER» ci-dessous.
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