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Malade: on prend congé ou on va travailler?

Au petit matin, notre corps nous dit qu'on ferait mieux de rester couchée, mais notre tête nous rappelle le travail qui s'accumule au bureau. Comment prendre la bonne décision?

Par Marie-Eve Cousineau

J'ai mal à la tête
Les maux de tête les plus communs sont la céphalée de tension (douleur ou pression à la nuque, au cuir chevelu ou au front) et la migraine.
Je prends congé ou pas? En principe, la céphalée de tension ne nous empêche pas de travailler. «Lorsqu'elle survient, on s'accorde un peu de temps (10 minutes, par exemple) pour se détendre», conseille le Dr Michel Aubé, neurologue à l'Institut neurologique de Montréal. Pour soulager la douleur, on peut prendre de l'acétaminophène (Tylenol), de l'acide acétylsalicylique (Aspirin) ou de l'ibuprofène (Advil). Si cela ne passe pas, il vaut mieux rentrer chez soi. En cas de migraine, il est difficile, voire impossible, de se rendre au travail. On peut la soigner avec une combinaison de médicaments prescrits par le médecin. «Les symptômes disparaissent dans 70 % des cas, assure le Dr Aubé, mais la difficulté à se concentrer continue.» Si un mal de tête ou une migraine nous a tenue éveillée une partie de la nuit, on prend la matinée pour se reposer.

J'ai une conjonctivite
Les symptômes d'une conjonctivite allergique vont d'une légère rougeur de l'oeil à de sévères démangeaisons, incluant larmoiement, sécrétions et photophobie. La conjonctivite bactérienne se reconnaît à la présence de pus dans un oeil très rouge dont la paupière est enflée. Dans le cas d'une conjonctivite virale, l'oeil est rosé; on observe la présence de mucus et un gonflement des ganglions préauriculaires, situés juste en avant des oreilles.
Je prends congé ou pas? On va travailler, à moins que l'apparence ne soit très importante (si on rencontre des clients, par exemple). S'il s'agit d'une conjonctivite bactérienne, on risque de la transmettre si, après s'être touché l'oeil, on serre la main de quelqu'un et que cette personne porte la main à ses yeux. On évite donc ces gestes et on se lave souvent les mains. Pour ne pas transmettre une conjonctivite virale, Langis Michaud, professeur agrégé de l'École d'optométrie de l'Université de Montréal, recommande de prendre les mêmes précautions que pour le rhume.Les conjonctivites virale et allergique peuvent entraîner une sensibilité à la lumière mais, selon le spécialiste, la photophobie n'est pas suffisamment marquée pour empêcher le travail à l'ordinateur. Dans le cas contraire, il ne s'agit probablement pas d'une conjonctivite.

J'ai une mononucléose La «maladie du baiser» de notre adolescence s'attrape aussi à l'âge adulte. La mononucléose se caractérise par de la fièvre, une fatigue intense et un mal de gorge aigu qui rend difficile l'ingestion d'aliments.
Je prends congé ou pas? Si on a de la fièvre, on reste à la maison. Sinon on peut aller travailler en usant de prudence, car la mononucléose se transmet par les gouttelettes de salive (par exemple lors d'un baiser ou en utilisant la vaisselle d'une personne infectée). De telles précautions sont particulièrement de mise lorsqu'on côtoie des femmes enceintes. «Si on contracte le cytomégalovirus (un des deux virus responsables de la maladie) pour la première fois pendant la grossesse, le bébé risque de souffrir du syndrome du cytomégalovirus congénital, qui entraîne notamment un faible poids à la naissance et des malformations au cerveau», ajoute la Dre Isabelle Leblanc, médecin de famille. Elle précise toutefois que cette affection est très rare. Dans la majorité des cas, le retour au travail peut se faire au bout d'une semaine. Les personnes qui travaillent fort physiquement devraient toutefois s'absenter jusqu'à ce que le médecin leur donne le feu vert, soit de 4 à 6 semaines après l'infection. «La mononucléose peut entraîner un gonflement de la rate, explique la Dre Leblanc. Si on subit un choc violent (par exemple si on reçoit d'un enfant un coup de pied sous les côtes ou si on fait une chute importante), la rate peut se rupturer, ce qui risque d'entraîner une hémorragie interne.»



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2. Mal de tête, conjonctivite, mononucléose
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