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NOUVELLE
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Maigrir au scalpel: des réponses à toutes vos questions
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La chirurgie esthétique promet tant de miracles qu'il est difficile de ne pas y songer. On nous offre le rêve, mais à quel prix?
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Par Claudine St-Germain
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La Dre Louise Duranceau, présidente de l'Association des spécialistes en chirurgie plastique et esthétique du Québec, voit des femmes de tous les âges défiler dans son bureau. «Ça va de l'adolescente à la dame plus âgée qui, après ses grossesses et sa ménopause, se dit: "Je veux penser à moi et me sentir bien.»
Selon leur âge, les femmes choisissent des interventions différentes. Les jeunes femmes consultent surtout pour les seins et les cuisses, les plus âgées, pour le ventre (notamment à cause des grossesses). Aux États-Unis, les femmes de 19 à 34 ans représentent 23 % de la clientèle ayant reçu une chirurgie esthétique, celles de 35 à 50 ans, 41 % et celles de 51 à 64 ans, 24 %.
Des risques faibles, mais réels Comme n'importe quel acte médical, la chirurgie esthétique comporte des risques. Selon les interventions, les complications peuvent inclure des saignements internes (hématomes), des saignements externes, de l'infection et des nécroses (mort de tissus).
Mais il y a pire. Toute chirurgie comporte aussi des risques d'embolie pulmonaire ou de phlébite pouvant être très graves et mener à la mort. Ces risques sont extrêmement faibles, mais ils existent. Un sondage mené en 1999 par l'American Society of Plastic Surgeons a d'ailleurs montré que, entre 1994 et 1998, le taux de mortalité chez les personnes ayant subi une liposuccion était de 1 sur 5000: un taux beaucoup plus élevé que prévu qui a porté l'Association à recommander des changements de pratique à ses membres (notamment à limiter la quantité de graisse prélevée lors d'une intervention).
«Les complications arrivent surtout quand la chirurgie est faite par des gens incompétents, affirme le Dr André Camirand, chirurgien plasticien et coauteur du livre La Chirurgie esthétique. Un chirurgien bien formé, qui emploie méticuleusement les bons instruments, réduit de beaucoup les risques, mais ceux-ci sont toujours présents.»
Les Drs Duranceau et Camirand se montrent très préoccupés par le fait que des médecins omnipraticiens peuvent pratiquer des chirurgies esthétiques sans avoir reçu de formation appropriée. «Pour pratiquer n'importe quelle chirurgie, il faut un entraînement reconnu, et c'est pourquoi je crois que les omnipraticiens ne devraient pas faire de chirurgie esthétique», dit la Dre Duranceau. Le Collège des médecins du Québec étudie actuellement la question pour voir comment il pourrait régir la situation et s'assurer que tous les clients reçoivent des soins sécuritaires et de qualité.
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