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NOUVELLE
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La vieillesse vous fait-elle peur?
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Voici trois témoignages qui vous réconcilieront avec cette notion...
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Par Pam Harrison; traduction: Louise Lemire
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Ruth Jenkins, de Belleville, Ontario Chaque année, dès les premiers jours d'avril, Ruth Jenkins, 76 ans, règle son réveil à 4 h 30 pour être certaine de ne pas manquer son rendez-vous quotidien avec ses compagnes d'exercice. «J'habite à environ un kilomètre et demi de l'île Zwicks, dans la baie de Quinte. Je m'y rends à pied et nous faisons sept fois le tour du sentier, qui fait aussi plus d'un kilomètre et demi», explique-t-elle. Au retour, Ruth s'arrête ensuite au Harbour Club, un centre de conditionnement physique avec un immense gymnase surplombant la baie. De 7 h 45 à 8 h 30, elle participe à une séance d'aérobie sans sauts, après quoi elle rentre à la maison, toujours en marchant. «Toutes les femmes de mon cours d'aérobie me trouvent un peu folle de bouger ainsi sans arrêt. Personnellement, je me dis que, si on est bien dans son corps, on l'est aussi dans sa tête.»
En tout, Ruth et ses partenaires - toutes deux beaucoup plus jeunes, à 54 et 67 ans - parcourent plus de 14 kilomètres par jour, au moins 5 jours par semaine. Cette routine se poursuit jusqu'à l'hiver. Elles délaissent alors la marche, mais Ruth continue ses activités d'aérobie - ce qui est déjà passablement exigeant en soi - durant la saison froide.
Impressionnant? Ce l'est encore plus lorsqu'on apprend que Ruth vit maintenant avec une tige, sept vis et deux barres métalliques dans une cheville, souvenir d'un accident survenu l'an dernier. Trois chiens surexcités l'avaient renversée pendant qu'elle faisait sa marche quotidienne, lui broyant du même coup la cheville. Elle avait alors dû demeurer inactive jusqu'en janvier, avant de reprendre son entraînement habituel au centre de conditionnement physique, puis la marche au printemps.
Après sa mise en forme, Ruth passe le reste de la journée à cuisiner, faire le ménage et s'occuper de sa mère, Lara Hagerman, qui, à 103 ans, est un véritable modèle en son genre. En effet, de l'âge de 50 à 98 ans, celle-ci a travaillé comme hôtesse du programme Welcome Wagon (elle a d'ailleurs conduit une voiture jusqu'à sa «retraite»). Ruth trouve également le temps de cueillir des fruits et des légumes à la ferme d'un ami pour en faire des conserves qu'elle distribue en quantités industrielles à ses filles et ses amis. «Ça me permet de bronzer un peu sans perdre mon temps!» lance-t-elle à la blague.
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