La dépression saisonnière est une forme de dépression majeure dont la principale caractéristique est de survenir durant la même période, chaque année.
Par Marie-Christine Tremblay
La dépression saisonnière, connue sous le nom de «winter depression» ou «winter blue», commence habituellement au début de l'automne ou de l'hiver pour se terminer au printemps.
Elle affecte surtout les personnes qui vivent dans l'hémisphère nord, lorsque la période d'ensoleillement diminue. On estime que 4 à 6% de la population est affectée par le trouble affectif saisonnier, et que les femmes sont quatre fois plus susceptibles d'en souffrir que les hommes. Ce type de dépression survient généralement au début de la vingtaine et l'incidence de la maladie tend à diminuer avec l'âge.
Causes Les causes exactes de la dépression saisonnière sont encore obscures, mais les chercheurs croient que le manque de lumière agit sur l'équilibre chimique du cerveau en entraînant une variation du taux de mélatonine et une baisse d'activité du système sérotoninergique.
La mélatonine est une hormone sécrétée par la glande pinéale, ou l'épiphyse, elle-même située à la base du cerveau. Synthétisée pendant la nuit, la mélatonine est notamment impliquée dans la régulation de l'humeur et des rythmes biologiques. Lorsque le taux de mélatonine augmente, la température du corps commence à baisser et le cerveau est moins alerte. C'est le processus normal de préparation au sommeil. Habituellement, dès que le jour point, la production de mélatonine baisse rapidement et le corps sort de sa léthargie. Le taux de mélatonine est si bas durant le jour qu'il est difficile d'en déceler des traces dans l'organisme. Pendant l'hiver, lorsque la densité de la lumière diminue, la production de mélatonine serait donc en hausse et provoquerait, chez près de la moitié de la population, des changements au niveau de l'humeur, de l'énergie et de l'appétit. Cependant, seulement 4 à 6 % de la population répond aux critères de diagnostic du trouble affectif saisonnier.