De retour à la maison... La durée de l'hospitalisation varie selon le type de chirurgie et c'est au médecin que revient de déterminer le moment propice pour notre retour à la maison. Quoi qu'il en soit, quand l'heure du départ sonne, on doit être prête à recevoir beaucoup d'information en peu de temps: ressources à domicile, médications, signes de complications à surveiller, soins de plaie, etc. Affaiblie par l'opération, l'anesthésie et les calmants, il est possible qu'on ait de la difficulté à tout retenir. «C'est toujours préférable d'être accompagnée à ce moment-là», dit Nathalie Turgeon.
Il faudra délaisser certains efforts pour éviter de se surmener. «Les tâches comme l'entretien ménager, la préparation des repas et les courses sont les premières choses qu'on suggère de laisser de côté ou de déléguer», dit l'ergothérapeute Caroline Chartrand.
Il est aussi possible que, selon le type de chirurgie, on perde de la mobilité. Cela affectera des activités quotidiennes comme l'hygiène et l'habillage. C'est là que notre réseau entre en jeu. «On demande d'abord un coup de main à notre famille ou à notre entourage, et il ne faut pas se gêner, explique Benoît Lévesque. «On voit des femmes en convalescence qui continuent leur rôle de pivot de la famille alors qu'elles devraient limiter leurs tâches pour se concentrer sur leur guérison, raconte Benoît Lévesque. Ce sera au détriment de leur récupération, et ça peut retarder leur guérison.» Gare à vous!
Soigner notre moral «Quand les gens n'ont plus accès à leurs activités ou à leurs loisirs, le moral est moins bon. Généralement, après la chirurgie, il survient une période où on peut difficilement compenser le vide des activités qu'on met de côté, surtout si on était très active», explique Caroline Chartrand. Certaines peuvent en venir à ressentir des symptômes reliés à la dépression: tristesse, idées noires, fatalisme, etc. «Il faut surtout éviter de s'isoler», insiste Benoît Lévesque. On pense à se divertir: scrapbooking, tricot, sudoku, mots croisés, jeux vidéo, Internet, etc. On se fait une réserve de musique ou de livres de bibliothèque, ou on écoute sur DVD une série qu'on se promettait depuis longtemps de voir.
«Il n'y a pas de recette magique pour amener une guérison plus rapide. Il faut bien manger, se reposer et respecter ses limites», explique le Dr Lebel. Pour le retour au travail, si on sent que l'énergie nous fait défaut ou qu'on a toujours des malaises qui nous empêchent de fonctionner, on revoit notre médecin un peu avant la date de retour prévue. Se remettre dans l'action peut être très bénéfique.
En savoir plus Si on se sent déprimée: Tel-Aide: 514 935-1101 Pour parler à une infirmière: Info-Santé
|