Arrêter de fumer: les trucs de ceux qui ont réussi
Pour cesser de fumer, il faut beaucoup de volonté... et des stratégies gagnantes! Des ex-fumeurs nous disent ce qui a marché pour eux.
Par Véronique Couzinou
Anne, 51 ans. Premières cigarettes à 14 ans. Fumait 30 cigarettes par jour. Non fumeuse depuis 11 ans. «Mon truc est dégoûtant mais radical. Quand je me suis décidée, j'ai rempli un pot avec mes mégots de la semaine, au fur et à mesure que je les fumais, et je le traînais partout avec moi. Le jour de la dernière cigarette, j'ai arrosé d'eau mon pot de mégots. Chaque fois que j'avais envie de fumer, je mettais le nez dedans: dégoût assuré!»
Annie, 32 ans. Premières cigarettes à 20 ans. Fumait 1 paquet par jour. Non fumeuse depuis 3 ans. «Le truc qui m'a beaucoup aidée - à part ronger des bâtons de réglisse! - a été de compter les jours passés sans fumer. Sur un calendrier, je faisais un gros X rose à chaque journée sans cigarette. Cela m'encourageait à ne pas flancher dans les moments de faiblesse. J'ai arrêté de compter après 141 jours. Cela m'a aidée à prendre conscience de la durée et de l'importance de mes efforts.»
Marie-Claude, 45 ans. Premières cigarettes à 16 ans. Fumait 20 cigarettes par jour. Non fumeuse depuis 5 ans. «Quand j'ai voulu arrêter, on me disait: "Tu dois faire ton deuil du tabac." J'ai pris mes proches au mot! Ils ont reçu un faire-part et j'ai organisé l'enterrement de mon dernier paquet, à la campagne. C'était solennel et drôle à la fois: j'ai creusé un trou et je l'enterré avec un message d'adieu. Un vrai pacte devant témoins que je ne pouvais pas briser! Du coup, mon deuil a été réel et bien vécu.»
Marie, 39 ans. Premières cigarettes à 19 ans. Fumait un paquet par jour. Non fumeuse depuis 2 ans. «Au début, je paniquais à l'idée de grossir ou de ne pas pouvoir lâcher les timbres anti-tabac. Alors, j'ai cherché de l'aide auprès d'ex-fumeurs sur des forums internet, comme sur le site français Atoute.org, rubrique «arrêter de fumer». Il y a tout le temps une personne connectée qui t'encourage quand tu dis que tu vas craquer. On se sent moins seul dans son combat, c'est excellent pour le moral!»