Le virus du papillome humain (VPH) est l'une des infections transmises sexuellement les plus fréquentes au Canada et à travers le monde.
Les experts estiment que jusqu'à 75 % des femmes et des hommes actifs sexuellement auront au moins une infection au VPH durant leur vie. Selon la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, entre 10 et 30 % des adultes canadiens en sont atteints, soit entre trois et neuf millions de personnes. Et ce sont principalement les jeunes de moins de 25 ans qui en sont affligés, car le risque de contracter ce virus survient très tôt après le début des relations sexuelles.
La plupart des infections au VPH sont asymptomatiques et disparaissent de façon spontanée en moins de deux ans. Cependant, les infections qui persistent peuvent évoluer vers le cancer. Le VPH n'est pas un virus similaire au VIH (virus de l'immunodéficience humaine) qui se transmet par le contact du sang et qui cause le sida. Toutefois, les personnes atteintes du VIH sont plus susceptibles d'être infectées par le VPH en raison de l'affaiblissement de leur système immunitaire.
Mode de transmission Le VPH est très contagieux et peut se transmettre de diverses façons: au cours d'une relation sexuelle vaginale, anale ou buccale, et par le contact direct de peau à peau avec les régions génitales infectées. Comme la plupart des personnes atteintes ne présentent aucun symptôme, elles peuvent propager le VPH sans même le savoir. Cet aspect complique donc l'identification du moment précis où l'infection est contractée et de la personne par qui elle est transmise.
Les symptômes Comme il existe plus de 130 types de VPH, les effets sur la santé sont variables. Certains types de VPH provoquent des verrues au niveau de la bouche, des mains, des bras, des jambes et de la plante des pieds. D'autres types de VPH entraînent des verrues génitales ou anales que l'on appelle aussi des condylomes. Ces petites excroissances, de couleur semblable à la peau, ressemblent à des choux-fleurs. Généralement, elles sont indolores, mais elles peuvent causer des démangeaisons, et elles apparaissent sur la vulve, l'urètre, le col de l'utérus, le vagin, le pénis, le scrotum, le rectum ou les cuisses. Bien que disgracieuses et désagréables, elles sont bénignes, se traitent facilement et causent rarement le cancer (important: on doit cependant rester vigilante, car ce n'est pas parce qu'on a des condylomes qu'on n'est pas à risque de développer le cancer - on peut être affectée de plus d'une forme de VPH à la fois). Toutefois, certaines personnes aux prises avec des condylomes ressentent énormément de honte et de tristesse, provoquant parfois l'isolement social et l'évitement des rapports sexuels. Par ailleurs, la présence de ces condylomes et du VPH n'empêche pas les femmes atteintes de devenir enceintes. Leur grossesse et accouchement ne sont affectés d'aucune manière. Cependant, elles observent généralement une augmentation du nombre et de la taille des verrues durant leur maternité.
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