Vacances à temps partagé (time-sharing) Principes de base On achète le droit d'occuper une unité précise de condominium pendant une semaine pour les 20 à 50 prochaines années. Le Québec compte une dizaine de complexes immobiliers de propriétés de vacances en temps partagé. La plupart sont situés dans des endroits de tourisme de haut de gamme, comme Mont-Tremblant ou Mont-Sainte-Anne.
«Ce droit est effectif dès que les papiers sont signés», dit Claude Caron, directeur des ventes au centre de villégiature de propriétés de vacances en temps partagé Club privilège Mont-Tremblant. Nos seules obligations sont de payer nos frais d'entretien annuels et de respecter la propriété. Si on brise quelque chose accidentellement, on n'en est pas tenue responsable. Certains centres de villégiature nous permettent d'acheter des points plutôt que le droit d'occuper une unité pendant une semaine, ou encore, de convertir notre semaine en points. Par exemple, si on obtient 30 000 points en convertissant notre unité, on pourrait acquérir plusieurs semaines valant 5 000 points, soit parce que les endroits sont moins fréquentés ou parce que les semaines disponibles sont en basse saison. Le système de points est plus coûteux (voir Combien ça coûte?), mais présente des avantages. «C'est plus flexible: plutôt que d'échanger une seule semaine contre une autre, on peut en obtenir plusieurs si la nôtre vaut beaucoup», dit Alain Carrier, un jeune retraité avec quatre grands enfants qui a acheté l'équivalent de quatre semaines de vacances depuis 2004. Attention: le nombre de points obtenu dépend de la qualité de notre semaine. «Un condo de trois chambres à Hawaï pour Noël vaut plus cher qu'un studio en avril au Colorado, par exemple», dit Kevin McEachern, chargé de compte pour l'est du Canada chez Resort Condominium International (RCI).
Si l'idée de passer nos vacances au même endroit pendant des années ne nous enchante pas, on peut échanger notre semaine contre une autre n'importe où dans le monde, à n'importe quel moment de l'année. On doit toutefois s'y prendre jusqu'à un an d'avance pour être sûre d'obtenir ce qu'on veut. On dépose notre semaine auprès d'une association qui coordonne ces échanges et qui s'occupe de tout. La plus connue est le RCI, qui regroupe quelque 3 800 propriétés à temps partagé dans plus de 100 pays. «La plupart se trouvent sur les côtes est et ouest des États-Unis, au Canada, au Mexique, en Espagne et en Afrique du Sud», dit Kevin McEachern. L'autre grand réseau, Interval International, compte plus de 2 200 propriétés en time-share dans près de 80 pays. «En basse saison, on peut aussi acheter des semaines supplémentaires pour 300 $ à 700 $ en moyenne. On a aussi droit, à 45 jours d'avis, à des semaines qui n'ont pas trouvé preneur. Celles-ci valent de 200 $ à 300 $», dit Kevin McEachern.
Combien ça coûte? «En moyenne, une propriété en temps partagé coûte 15 000 $», dit Kevin McEachern. Cela dit, aux Gîtes du Fjord, au Saguenay-Lac-St-Jean, un time-share d'une chambre avec cuisinette et salon vaut 5 000 $. Et «plusieurs particuliers revendent leur unité pour 1 000 $ ou 2 000 $», dit Kevin McEachern. Bref, une semaine de vacances dans un condominium de luxe peut coûter entre 375 $ et... 25 $ par année pendant 40 ans. À ce prix initial s'ajoutent des frais d'entretien annuels de 450 $ à 650 $. Si on souhaite échanger notre unité, il faut adhérer au système d'échange pour une centaine de dollars annuellement, puis payer chaque transaction de 140 $ à 200 $. On compte aussi un surplus de quelques centaines à quelques milliers de dollars pour acheter des points plutôt qu'une semaine. Et pour convertir une semaine en points, il en coûte 5 000 $ en moyenne, selon Kevin McEachern.
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