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NOUVELLE

Avoir un bébé à 20, 30 ou 40 ans

Avoir un enfant, ça change une vie! Mais pas de la même façon selon notre âge. Pistes de réflexion pour prendre cette importante décision.

Par Claudia Morissette

À l'heure où le Québec vit un mini baby-boom, avec une augmentation des naissances de 8 % en 2006 (comparativement à 2005), l'âge moyen de la première grossesse est de 29,5 ans. Mais ce n'est là qu'une moyenne puisque les mamans dans la quarantaine et la jeune vingtaine se font aussi plus nombreuses qu'avant. Ce qui illustre bien le fait qu'il n'y a pas vraiment d'âge idéal, mais plutôt un moment dans la vie où l'on se sent prête à s'investir dans cette aventure. «La grossesse est un changement majeur qui amène inévitablement des renoncements. Ils ne sont pas tout à fait les mêmes à 20, 30 et 40 ans, mais, au bout du compte, ils se ressemblent puisqu'il s'agit de s'adapter à une nouvelle réalité», résume la psychologue Angela Izzi.

Si on a 20 ans...

Dans mon corps:
  • Notre fertilité est à son maximum. Moins de 10 % des femmes ont des problèmes de fertilité au début de la vingtaine, comparativement à 30 % au début de la quarantaine.
  • On court moins de risques de faire une fausse couche (environ 15 %) ou de développer une maladie liée à la grossesse, comme le diabète gestationnel.
  • On récupère plus rapidement de la grossesse, de l'accouchement ainsi que des nuits écourtées. En prime, on retrouve plus rapidement notre taille!

    Dans ma vie personnelle:
  • Notre confiance et notre spontanéité devant les situations nouvelles sont une force. On a moins d'appréhensions face à l'avenir; on a le sentiment d'avoir moins à perdre et d'avoir du temps devant soi.
  • On n'est pas toujours pleinement consciente de ce que la maternité implique. «Il est important de savoir ce qui nous pousse à avoir un enfant. Si notre seul but est de combler nos carences affectives, on fait fausse route. Dans la maternité, on doit avoir le goût de donner plutôt que de recevoir», précise Angela Izzi.
  • On est parfois encore en rupture avec notre famille. Nos décisions reposent alors plus sur le fait de ne pas faire comme nos parents que sur une véritable réflexion. Par exemple, les enfants du divorce ont un désir plus pressant de créer le nid familial qui leur a manqué.
  • Notre couple étant moins ancré dans ses habitudes, on vivra moins le deuil de notre relation «à deux». Toutefois, ces unions sont aussi plus fragiles, notamment parce que la personnalité continue d'évoluer dans la vingtaine. Il se peut donc qu'on réalise un jour que le père de notre enfant n'est pas l'homme de notre vie.
  • L'arrivée d'un enfant ayant tendance à exacerber les tensions et les conflits, on n'a pas toujours la maturité pour s'entendre et faire les compromis nécessaires. Les jeunes parents ont moins de temps pour développer les habilités de résolutions de problèmes.

    Avec les autres:
  • «À 20 ans, le deuil le plus important est sur le plan de la liberté sociale», note la psychologue. Si on est la seule à avoir un enfant dans notre groupe d'amis, on peut se sentir isolée. Nos nouvelles responsabilités nous laissent moins de temps et d'énergie pour nos amies, qui nous sollicitent moins de peur de nous déranger.
  • Inversement, «on peut être entraînée à devenir enceinte parce que toutes nos amies le sont, car on est encore à l'âge où notre identité est liée à celle de notre groupe d'amis», dit Angela Izzi. Selon elle, nombre de jeunes femmes de la génération des 20 ans veulent devenir mères tôt parce qu'elles ont le sentiment d'avoir beaucoup vécu, vu qu'elles ont déjà eu plusieurs copains et amants.

    Au travail:
  • On est encore au stade des essais: on évalue nos possibilités, on poursuit ou on reprend nos études, on essaie différents milieux, etc. Quand on a trouvé un emploi qui nous plaît, on doit faire nos preuves et gravir les échelons; si on s'arrête quelques années pour avoir un enfant, on devra quand même franchir ces étapes au retour avant d'accéder à une situation professionnelle stable.
  • Certaines utilisent la maternité pour prendre leurs distances d'un début de carrière décevant. Cette stratégie ne sera efficace que si on en profite pour faire une véritable réflexion professionnelle. Autrement, non seulement on sera au même point au retour, mais la situation nous paraîtra encore plus lourde parce qu'on vivra des préoccupations parentales de surcroît.
  • Si notre situation professionnelle est précaire, la venue d'un enfant risque d'engendrer des inquiétudes financières.
  • Bonne nouvelle: de plus en plus d'employeurs se montrent ouverts et généreux quant aux congés de maternité et à la conciliation travail-famille.
  • 1. Devenir mère à 20 ans
    2. Devenir maman à 30 ans
    3. Être mère à 40 ans
    4. Nos 3 mamans témoignent
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