|
|
|
NOUVELLE
|
 |
|
|
|
|
|
|
Avoir un bébé à 20, 30 ou 40 ans
|
 |
|
Avoir un enfant, ça change une vie! Mais pas de la même façon selon notre âge. Pistes de réflexion pour prendre cette importante décision.
|
|
|
Par Claudia Morissette
|
|
|
|
 |
Si on a 30 ans...
Dans mon corps: Si on est encore très fertile au début de la trentaine, les choses changent rapidement. «Passé 33 ans, les chances de tomber enceinte diminuent de 2 % chaque année. Dans la vingtaine, on a 20 à 25 % de chances de tomber enceinte chaque mois, comparativement à plus ou moins 12 % à 35 ans», explique la Dre Corinne Leclercq, présidente désignée de l'Association des obstétriciens et gynécologues du Québec. Les risques de fausses couches sont plus élevés: 25 % à 35 ans, comparativement à 15 % dans la vingtaine. Après 35 ans, on est plus à risque de souffrir d'hypertension de grossesse, de diabète gestationnel ou de prééclampsie en fin de grossesse. La fatigue peut être plus importante, surtout lorsque survient l'insomnie du deuxième trimestre. «Ce n'est pas toujours évident à vivre quand on a 38 ans et que notre carrière est en pleine ascension», dit la Dre Leclercq. À l'accouchement, l'utérus peut avoir plus de difficulté à se contracter, la dilatation du col se faire moins bien et le travail être plus difficile ou plus long. La très grande majorité des grossesses se déroulent cependant très bien, surtout si on est en bonne santé.
Dans ma vie personnelle: On s'est déjà construit une certaine stabilité, on est consciente que la maternité changera tout cela. On est préoccupée de ce qu'on met en jeu, car on a plus à perdre que dans la vingtaine, et on ne veut pas se tromper. On voit beaucoup à l'organisation de notre vie, on pense à acheter une maison, à faire des placements, etc., ce qui fait qu'on a tendance à avoir plus d'inquiétudes du genre: «Comment je vais faire si je deviens monoparentale?» Les couples sont généralement plus stables. On a souvent fait un bout de chemin ensemble avant de décider d'avoir un enfant, tout en sachant que plusieurs couples ne résistent pas à cette décision. Dans la trentaine, on peut ressentir une certaine pression sociale à «penser à la famille». Comment savoir si on est réellement prête? «Il faut qu'il y ait une balance positive entre les gains et les renoncements. Si j'ai l'impression que je renonce trop de choses, comparativement à ce que je gagne, l'expérience risque d'être douloureuse. Dans ce cas, il vaut probablement mieux y repenser», conseille la psychologue.
Avec les autres: Socialement, c'est plus facile. Plusieurs de nos amies sont déjà mamans ou songent à le devenir. On a parfois le plaisir de vivre notre grossesse en même temps qu'une amie ou de pouvoir compter sur sa récente expérience. Les activités changent. On se voit pour le brunch plutôt que pour le 5 à 7, on organise des pique-niques avec les enfants, etc. Les horaires sont plus difficiles à concilier, mais on y arrive!
Au travail: On entre dans une période de stabilisation. Le travail devient plus gratifiant... et plus payant. Les promotions sont enfin à portée de la main, et ce n'est pas facile de céder sa place, même temporairement. «Les femmes qui ont leur premier enfant dans la trentaine sont celles pour qui il était important de faire carrière. Souvent, les renoncements sont plus difficiles pour elles», dit Angela Izzi. Il faut être consciente qu'à notre retour les choses auront changé et qu'on ne reprendra pas exactement là où on a laissé. On devra peut-être renoncer à quelques possibilités d'avancement. L'âge des biberons s'accommode mal avec la recherche de promotions. La disponibilité pour les heures supplémentaires, qui permettaient de peaufiner un dossier à la perfection, diminue dramatiquement!
|
 |
|
|
 |
|
|
|
|
|
autres articles |
|
|
|
|
|
|
Recevez GRATUITEMENT le numéro spécial "Coup de Pouce/Parents Enfants". CLIQUEZ ICI!
Sites partenaires
|
|
|